Rien ne va plus en Grande-Bretagne. Pire encore, le brouillard politique s'épaissit de plus en plus sur Londres. Personne ne voit comment ce pays va s'en sortir avec cette histoire de Brexit.

C'est la raison pour laquelle plusieurs personnalités politiques, y compris l'ancien premier ministre Tony Blair, plaident pour faire revoter le peuple britannique.

Autrement dit, ces personnes plaident pour un second référendum pour débloquer la situation politique actuelle. Et plus le blocage se renforce, plus ces personnes se mettent à espérer que ce second référendum aura lieu car elles estiment que les britanniques ont été trompés dans leur choix avec des mensonges éhontés.

Les plus jeunes sont d'ailleurs furieux car ils ont voté majoritairement pour rester au sein de l'Union européenne, mais ce sont les plus âgés, plus nombreux, qui ont voté pour la sortie du pays de l'Union européenne.

En clair, les plus jeunes risquent de payer cher une décision prise par leurs ainés et qu'ils n'auront pas à subir. Et c'est vrai qu'a priori, cette solution d'un second référendum pourrait plaire car les britanniques se rapprochent dangereusement de la date fatidique du 29 mars.

La seule chose positive dans cette histoire de Brexit, c'est l'entente parfaite des autres pays de l'Union européenne.

Si à cette date, aucun accord n'est trouvé avec l'Union européenne, la Grande-Bretagne verra sa monnaie se déprécier, son immobilier s'effondrer et sa croissance piquer du nez.

Mais en dépit de ce scénario catastrophe, Theresa May n'arrive pas à rallier à sa cause les parlementaires britanniques. Ils sont à peu près tous contre son compromis signé avec l'Union européenne : ils n'en veulent pas.

Et pour le moment, elle biaise, reporte le vote au parlement pour le début de l'année, et joue sa survie politique chaque jour.

En revanche, elle vient de le confirmer, elle est contre un second référendum car elle est persuadée que ce deuxième vote populaire risque de diviser son pays et de mener à des tensions inutiles. Mais pendant ce temps-là, l'heure tourne.

La seule chose positive dans cette histoire, c'est l'entente parfaite des autres pays de l'Union européenne. Ils font front sans aucune lézarde et veulent montrer qu'on ne quitte pas l'Union européenne sans en payer le prix.

C'est une manière de punir les déserteurs sans le dire vraiment. Pour le moment, ce n'est pas au goût des parlementaires britanniques ni d'ailleurs des patrons flamands, car je vous rappelle que nous sommes dans un monde où l'effet papillon joue à plein.

Une étude de la KUL a en effet démontré qu'après l'Irlande, c'est la Flandre qui sera la plus impactée négativement s'il y a un Brexit, et quand la Flandre tousse, Bruxelles et la Wallonie ne resteront pas indemnes.