L'accélération du taux annuel d'inflation à 2,2% en octobre, contre 2,1% en septembre, s'explique par une forte hausse du prix de l'énergie, selon les données communiquées par l'Office européen de statistiques Eurostat.

Ce chiffre, qui est une estimation provisoire, est conforme aux attentes des analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset.

Pour la BCE, une inflation annuelle très légèrement inférieure à 2,0% sur un an est considérée comme un signe de bonne santé de l'économie.

L'inflation sous-jacente (hors énergie, produits alimentaires, boissons alcoolisées et tabac, qui exclut par conséquent les produits particulièrement volatils) a également progressé en octobre, pour atteindre 1,1%, contre 0,9% le mois précédent.

Eurostat a également communiqué mercredi les chiffres du chômage en septembre, qui est resté stable dans la zone euro à 8,1%, soit son niveau le plus bas depuis novembre 2008.

Ce chiffre est en concordance avec les attentes des analystes interrogés par Factset.

Recul constant

Le chômage dans la zone euro n'a cessé de reculer depuis qu'il est repassé en septembre 2016 sous le seuil symbolique de 10,0%. Il reste cependant toujours bien plus élevé que le taux moyen d'avant la crise financière de 2007-2008, où il s'établissait à 7,5%.

Au pire de la crise de la dette, le chômage avait atteint le taux record de 12,1% en avril, mai et juin 2013 dans la zone euro.

Parmi les 19 pays ayant adopté la monnaie unique, le taux de chômage le plus faible en septembre a été enregistré en Allemagne (3,4%).

Les taux les plus élevés ont été relevés en Grèce (19,0% en juillet, dernier chiffre disponible) et en Espagne (14,9%).

Dans les 28 pays de l'Union européenne, le taux de chômage s'est établi à 6,7% en septembre, stable par rapport à août.