Il ne faut jeter la pierre à personne, avec le terrorisme, les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques, il y a de quoi faire perdre son latin à n'importe quel économiste ou prévisionniste. La règle aujourd'hui, c'est qu'il n'y a plus de règle! Et comme les méthodes classiques ne sont pas capables de nous rassurer sur l'avenir, de plus en plus de décideurs se basent sur d'autres indicateurs pour tenter (je dis bien tenter) de deviner l'avenir.

Les uns, par exemple, épluchent la presse ou plutôt son état de stress. C'est ce que fait un universitaire de Stanford. Partant du principe que les médias reflètent nos angoisses via les sujets traités, il analyse le vocabulaire utilisé, et sa fréquence, en espérant ainsi saisir le stress ambiant.

Comme les méthodes classiques ne sont pas capables de nous rassurer sur l'avenir, de plus en plus de décideurs se basent sur d'autres indicateurs pour tenter de le deviner.

D'autres, comme le géant BlackRock, une société qui gère des milliards de dollars d'actifs, utilise les recherches en ligne des internautes ; ce qui lui donne une idée ou des indications sur leurs intentions d'achats, et donc sur l'état de la consommation et l'activité.

Certains encore, sur l'air de "quand le commerce va bien, tout va bien", se basent sur le trafic maritime. L'indice qui est souvent ausculté ici est le Baltic Dry Index, qui mesure en quelque sorte l'état de ce trafic. Lorsqu'il est bas, ce n'est pas bon en principe pour l'économie mondiale. Mais je dis "en principe", car la corrélation est de moins en moins évidente aujourd'hui.

Les auditeurs plus âgés se souviendront qu'il y a un indicateur, qui a souvent été utilisé pour savoir si notre économie allait mieux ou pas, c'est celui de l'intérim ! Lorsque l'intérim redémarre, on peut espérer que l'économie et les créations d'emplois vont suivre. A l'inverse, une baisse de l'intérim laisse sous-entendre que les entreprises ont le pied sur le frein et qu'il faudra attendre encore pour voir la reprise économique.

Vous voyez, les indicateurs alternatifs ne manquent pas si on veut savoir ou tenter de savoir si l'économie se redresse ou pas. L'un des plus originaux que j'ai vus jusqu'à présent, c'est le baromètre "body minute". En effet, cette chaine d'instituts de beauté a constaté que ses clientes s'offraient des massages avant tout quand elles étaient optimistes pour l'avenir. Aux dernières nouvelles, ces prestations étaient hélas en baisse...

Il ne faut jeter la pierre à personne, avec le terrorisme, les tensions géopolitiques et les incertitudes économiques, il y a de quoi faire perdre son latin à n'importe quel économiste ou prévisionniste. La règle aujourd'hui, c'est qu'il n'y a plus de règle! Et comme les méthodes classiques ne sont pas capables de nous rassurer sur l'avenir, de plus en plus de décideurs se basent sur d'autres indicateurs pour tenter (je dis bien tenter) de deviner l'avenir.Les uns, par exemple, épluchent la presse ou plutôt son état de stress. C'est ce que fait un universitaire de Stanford. Partant du principe que les médias reflètent nos angoisses via les sujets traités, il analyse le vocabulaire utilisé, et sa fréquence, en espérant ainsi saisir le stress ambiant.D'autres, comme le géant BlackRock, une société qui gère des milliards de dollars d'actifs, utilise les recherches en ligne des internautes ; ce qui lui donne une idée ou des indications sur leurs intentions d'achats, et donc sur l'état de la consommation et l'activité. Certains encore, sur l'air de "quand le commerce va bien, tout va bien", se basent sur le trafic maritime. L'indice qui est souvent ausculté ici est le Baltic Dry Index, qui mesure en quelque sorte l'état de ce trafic. Lorsqu'il est bas, ce n'est pas bon en principe pour l'économie mondiale. Mais je dis "en principe", car la corrélation est de moins en moins évidente aujourd'hui.Les auditeurs plus âgés se souviendront qu'il y a un indicateur, qui a souvent été utilisé pour savoir si notre économie allait mieux ou pas, c'est celui de l'intérim ! Lorsque l'intérim redémarre, on peut espérer que l'économie et les créations d'emplois vont suivre. A l'inverse, une baisse de l'intérim laisse sous-entendre que les entreprises ont le pied sur le frein et qu'il faudra attendre encore pour voir la reprise économique.Vous voyez, les indicateurs alternatifs ne manquent pas si on veut savoir ou tenter de savoir si l'économie se redresse ou pas. L'un des plus originaux que j'ai vus jusqu'à présent, c'est le baromètre "body minute". En effet, cette chaine d'instituts de beauté a constaté que ses clientes s'offraient des massages avant tout quand elles étaient optimistes pour l'avenir. Aux dernières nouvelles, ces prestations étaient hélas en baisse...