L'occasion, sur le plan politique, d'approfondir l'accord d'association qui avait été signé en 2016, entre la Région bruxelloise d'une part et la capitale congolaise d'autre part. Mais pour des dizaines d'entreprises de toute la Belgique qui participent au voyage, c'est aussi l'occasion d'aller "chercher des partenaires" sur place.

"Rudi Vervoort et Pascal Smet avaient rencontré le président Félix Tshisekedi en 2019 (en Belgique). Il y avait alors une volonté affirmée des deux parties de renforcer les relations entre la Région de Bruxelles capitale et la ville-province de Kinshasa", explique-t-on au cabinet de Rudi Vervoort.

Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, belgaimage
Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo © belgaimage

Il avait d'ailleurs été prévu d'organiser une mission bruxelloise officielle dès l'année suivante, en 2020, avant que la pandémie de Covid-19 ne vienne perturber l'agenda. La même pandémie avait reporté plusieurs fois la visite officielle du couple royal, invité par le président congolais Félix Tshisekedi, mais celle-ci, finalement prévue en ce même mois de mars (du 6 au 10), n'a toujours pas eu lieu: les souverains ont annoncé qu'un nouveau report avait été convenu, peu après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février.

La mission qui débute ce samedi, différente et centrée sur Bruxelles (sur les plans politique, culturel et de coopération, du moins), n'en offre pas moins un programme fourni. Elle "met l'accent sur diverses thématiques dont le numérique, l'économie circulaire, l'entrepreneuriat féminin, la santé et la culture", communique vendredi le cabinet de Rudi Vervoort. Le ministre-président, qui mène la mission, devait être accompagné du secrétaire d'Etat bruxellois Pascal Smet, chargé entre autres des Relations européennes et internationales et du Commerce extérieur. Ce dernier a cependant été testé positif au coronavirus et se voit donc contraint de renoncer au voyage. Si un entretien avec le Premier ministre congolais Sama Lukonde Kyenge est prévu, une possible rencontre avec le président Tshisekedi, qui était lui-même récemment en Belgique pour des raisons de santé, n'a pas été confirmée.

Une représentante politique de la Ville de Bruxelles, l'échevine Lydia Mutyebele Ngoi, sera également du voyage, de même que différentes associations (Brulocalis, Bruxelles 2030, etc.) et des acteurs des secteurs académique et culturel.

Ainsi, le musée Kanal - Centre Pompidou sera du déplacement pour lancer à Kinshasa un projet artistique spécifique, qui souhaite "s'inscrire dans le débat actuel autour de la décolonisation". Le projet se poursuivra ensuite à Bruxelles, reliant physiquement les deux centres des relations belgo-congolaises.

Environ 100 personnes, représentant des dizaines d'entreprises (77), constituent la délégation économique accompagnant cette mission. Il s'agit là de sociétés des trois Régions du pays, chapeautées par l'Awex (Agence Wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers), l'Agence bruxelloise pour l'accompagnement de l'entreprise hub.brussels, et Flanders Investment & Trade (FIT) pour le nord du pays. On y retrouve une bonne part d'acteurs de la construction et de l'ingénierie, dont des noms bien connus, mais aussi des services aux entreprises (avocats, consultance, courtiers, etc.) et quelques acteurs moins attendus, par exemple du secteur des cosmétiques.

"Beaucoup ont déjà une expérience avec les pays africains", note-t-on en marge de l'organisation. Et la RDC "est l'un des marchés les plus importants de la zone subsaharienne pour Bruxelles". L'objectif est ici de "retisser des liens", que l'on estime "distendus".

Selon l'Awex, la mission commerciale tri-régionale se concentrera sur six secteurs clés: santé, environnement, énergie et eau, infrastructures et transport, nouvelles technologies de l'information et de la communication, et agriculture. "La République démocratique du Congo possède un potentiel agronomique exceptionnel et une superficie de terres agricoles inégalée en Afrique, qui lui permettrait, sur base d'une agriculture intensive, de nourrir 2 milliards de personnes", illustre l'Agence wallonne dans la présentation de la mission sur son site internet. "Au lieu de cela, à peine 10% des superficies agricoles sont mises en valeur et les rendements à l'hectare s'apparentent à ceux des pays du Sahel". Il y a "une opportunité d'investissement très importante" dans le secteur agro-alimentaire.

La mission économique et commerciale coïncide, sur place, avec la 3e édition de la "Semaine belge de Kinshasa" (21-24 mars), sur le thème de la création de richesse à travers une économie durable et sociale.

L'occasion, sur le plan politique, d'approfondir l'accord d'association qui avait été signé en 2016, entre la Région bruxelloise d'une part et la capitale congolaise d'autre part. Mais pour des dizaines d'entreprises de toute la Belgique qui participent au voyage, c'est aussi l'occasion d'aller "chercher des partenaires" sur place."Rudi Vervoort et Pascal Smet avaient rencontré le président Félix Tshisekedi en 2019 (en Belgique). Il y avait alors une volonté affirmée des deux parties de renforcer les relations entre la Région de Bruxelles capitale et la ville-province de Kinshasa", explique-t-on au cabinet de Rudi Vervoort. Il avait d'ailleurs été prévu d'organiser une mission bruxelloise officielle dès l'année suivante, en 2020, avant que la pandémie de Covid-19 ne vienne perturber l'agenda. La même pandémie avait reporté plusieurs fois la visite officielle du couple royal, invité par le président congolais Félix Tshisekedi, mais celle-ci, finalement prévue en ce même mois de mars (du 6 au 10), n'a toujours pas eu lieu: les souverains ont annoncé qu'un nouveau report avait été convenu, peu après l'invasion de l'Ukraine par la Russie en février. La mission qui débute ce samedi, différente et centrée sur Bruxelles (sur les plans politique, culturel et de coopération, du moins), n'en offre pas moins un programme fourni. Elle "met l'accent sur diverses thématiques dont le numérique, l'économie circulaire, l'entrepreneuriat féminin, la santé et la culture", communique vendredi le cabinet de Rudi Vervoort. Le ministre-président, qui mène la mission, devait être accompagné du secrétaire d'Etat bruxellois Pascal Smet, chargé entre autres des Relations européennes et internationales et du Commerce extérieur. Ce dernier a cependant été testé positif au coronavirus et se voit donc contraint de renoncer au voyage. Si un entretien avec le Premier ministre congolais Sama Lukonde Kyenge est prévu, une possible rencontre avec le président Tshisekedi, qui était lui-même récemment en Belgique pour des raisons de santé, n'a pas été confirmée. Une représentante politique de la Ville de Bruxelles, l'échevine Lydia Mutyebele Ngoi, sera également du voyage, de même que différentes associations (Brulocalis, Bruxelles 2030, etc.) et des acteurs des secteurs académique et culturel. Ainsi, le musée Kanal - Centre Pompidou sera du déplacement pour lancer à Kinshasa un projet artistique spécifique, qui souhaite "s'inscrire dans le débat actuel autour de la décolonisation". Le projet se poursuivra ensuite à Bruxelles, reliant physiquement les deux centres des relations belgo-congolaises. Environ 100 personnes, représentant des dizaines d'entreprises (77), constituent la délégation économique accompagnant cette mission. Il s'agit là de sociétés des trois Régions du pays, chapeautées par l'Awex (Agence Wallonne à l'exportation et aux investissements étrangers), l'Agence bruxelloise pour l'accompagnement de l'entreprise hub.brussels, et Flanders Investment & Trade (FIT) pour le nord du pays. On y retrouve une bonne part d'acteurs de la construction et de l'ingénierie, dont des noms bien connus, mais aussi des services aux entreprises (avocats, consultance, courtiers, etc.) et quelques acteurs moins attendus, par exemple du secteur des cosmétiques. "Beaucoup ont déjà une expérience avec les pays africains", note-t-on en marge de l'organisation. Et la RDC "est l'un des marchés les plus importants de la zone subsaharienne pour Bruxelles". L'objectif est ici de "retisser des liens", que l'on estime "distendus". Selon l'Awex, la mission commerciale tri-régionale se concentrera sur six secteurs clés: santé, environnement, énergie et eau, infrastructures et transport, nouvelles technologies de l'information et de la communication, et agriculture. "La République démocratique du Congo possède un potentiel agronomique exceptionnel et une superficie de terres agricoles inégalée en Afrique, qui lui permettrait, sur base d'une agriculture intensive, de nourrir 2 milliards de personnes", illustre l'Agence wallonne dans la présentation de la mission sur son site internet. "Au lieu de cela, à peine 10% des superficies agricoles sont mises en valeur et les rendements à l'hectare s'apparentent à ceux des pays du Sahel". Il y a "une opportunité d'investissement très importante" dans le secteur agro-alimentaire. La mission économique et commerciale coïncide, sur place, avec la 3e édition de la "Semaine belge de Kinshasa" (21-24 mars), sur le thème de la création de richesse à travers une économie durable et sociale.