Avec une part d'à peine 9% de la production mondiale de semi-conducteurs, l'Europe voit son industrie dépendre lourdement de ses fournisseurs étrangers (Taïwan, Corée du Sud en particulier), à une époque de forte pénurie attisée par les tensions géopolitiques avec la Chine et le grippage des chaînes d'approvisionnement dû à la pandémie.

Des puces de haut niveau sont indispensables pour le développement des voitures hautement automatisées, du "cloud", de l'internet des objets, de la connectivité (5G/6G), de l'espace et de la défense, des supercalculateurs, etc.

Or l'Europe, malgré des centres de recherche à la pointe - la Commission cite notamment le Centre interuniversitaire de micro-électronique (IMEC) de Louvain, qui travaille par exemple sur la future norme 6G de téléphonie mobile -, n'a actuellement que des capacités de production limitées aux puces dites historiques, a rappelé la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager.

L'exécutif Von der Leyen veut voir l'Union grimper à 20% de la production mondiale d'ici 2030, en mettant l'accent sur les puces à haut potentiel et les nouveaux matériaux, a exposé le commissaire au marché intérieur, Thierry Breton. Étant donné que la demande devrait doubler d'ici la fin de la décennie, l'enjeu est de quadrupler la capacité actuelle de production.

Pour y parvenir, 11 milliards d'euros de subventions provenant des budgets de l'UE et des États membres seront injectés ou réorientés dans la recherche et le prototypage. Un fonds spécifique de 2 milliards d'euros soutiendra les jeunes entreprises. D'autres mécanismes, comme InvestEU, seront mobilisés.

Sans changer ses règles sur les aides d'État, l'Union utilisera toute la flexibilité permise par les traités pour soutenir ce secteur. La Commission propose ainsi d'autoriser jusqu'à 30 milliards d'euros d'aides publiques des États membres pour des "méga-usines" qui pourront aussi collaborer avec des multinationales étrangères.

Le Parlement européen et les États membres devront encore se prononcer sur les propositions de la Commission. Les Vingt-sept sont d'ores et déjà encouragés à mieux coordonner leurs points forts, certains étant déjà à la pointe d'une niche.

Avec une part d'à peine 9% de la production mondiale de semi-conducteurs, l'Europe voit son industrie dépendre lourdement de ses fournisseurs étrangers (Taïwan, Corée du Sud en particulier), à une époque de forte pénurie attisée par les tensions géopolitiques avec la Chine et le grippage des chaînes d'approvisionnement dû à la pandémie. Des puces de haut niveau sont indispensables pour le développement des voitures hautement automatisées, du "cloud", de l'internet des objets, de la connectivité (5G/6G), de l'espace et de la défense, des supercalculateurs, etc. Or l'Europe, malgré des centres de recherche à la pointe - la Commission cite notamment le Centre interuniversitaire de micro-électronique (IMEC) de Louvain, qui travaille par exemple sur la future norme 6G de téléphonie mobile -, n'a actuellement que des capacités de production limitées aux puces dites historiques, a rappelé la commissaire à la concurrence Margrethe Vestager. L'exécutif Von der Leyen veut voir l'Union grimper à 20% de la production mondiale d'ici 2030, en mettant l'accent sur les puces à haut potentiel et les nouveaux matériaux, a exposé le commissaire au marché intérieur, Thierry Breton. Étant donné que la demande devrait doubler d'ici la fin de la décennie, l'enjeu est de quadrupler la capacité actuelle de production. Pour y parvenir, 11 milliards d'euros de subventions provenant des budgets de l'UE et des États membres seront injectés ou réorientés dans la recherche et le prototypage. Un fonds spécifique de 2 milliards d'euros soutiendra les jeunes entreprises. D'autres mécanismes, comme InvestEU, seront mobilisés. Sans changer ses règles sur les aides d'État, l'Union utilisera toute la flexibilité permise par les traités pour soutenir ce secteur. La Commission propose ainsi d'autoriser jusqu'à 30 milliards d'euros d'aides publiques des États membres pour des "méga-usines" qui pourront aussi collaborer avec des multinationales étrangères. Le Parlement européen et les États membres devront encore se prononcer sur les propositions de la Commission. Les Vingt-sept sont d'ores et déjà encouragés à mieux coordonner leurs points forts, certains étant déjà à la pointe d'une niche.