"Ces allégations dépourvues de preuves reposent uniquement sur un raisonnement ridicule selon lequel 'il n'y a pas d'autre explication possible'" qu'une implication de la République islamique, écrit le ministère des Affaires étrangères iranien dans un communiqué transmis à la presse.

"Il est clair pour nous que l'Iran porte la responsabilité [des attaques du 14 septembre]. Il n'y a pas d'autre explication plausible", ont déclaré la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre britannique Boris Johnson et le président français Emmanuel Macron dans un communiqué commun à l'issue d'une rencontre en marge de l'Assemblée générale des Nations unies à New York.

"La République islamique d'Iran, tout en condamnant vigoureusement et en réfutant le réquisitoire irresponsable des dirigeants britannique, français et allemand [...] souligne que de telles accusations à l'encontre d'un pays tiers au sujet d'une attaque qui a eu lieu dans le cadre d'un conflit armé entre Saoudiens et Yéménites et qui a été revendiquée par [des] forces yéménites, constituent une action provocatrice et nuisible", indique le communiqué iranien.

Ces propos "éloignés de la réalité" sont "en phase avec les politiques de soutien inconditionnel à l'Arabie saoudite" à qui ces trois pays livrent "massivement un armement de pointe", ajoute le communiqué.

"Les pays signataires de cette déclaration devront assumer les conséquences de cette politique et mesurer ses répercussions néfastes sur la paix et la stabilité dans la région", poursuit le communiqué.

Par leur déclaration de New York, Berlin et Paris ont rejoint Washington, Ryad, et Londres, qui accusent Téhéran d'être derrière les attaques ayant visé deux infrastructures pétrolières majeures en Arabie saoudite.

Ces attaques ont été revendiquées par les rebelles yéménites Houthis, que soutient Téhéran.

La République islamique nie cependant tout rôle dans ces attaques menées par voie aérienne. Celles-ci ont fait chuter la production de pétrole saoudienne et flamber les cours du brut en ravivant les craintes d'un conflit armé dans le Golfe, où les Etats-Unis ont annoncé l'envoi de renforts militaires.