L'attaque contre les installations saoudiennes a provoqué lundi la plus forte hausse de prix jamais enregistrée sur les marchés du pétrole. Son prix a initialement augmenté de 20%, avant de retomber à 10%.

Ces événements devraient donc également avoir un impact à la pompe pour le consommateur, qui reste toutefois difficile à estimer. "Le prix à la pompe dépend de nombreux facteurs", précise Johan Mattart, directeur général de la Brafco. "Mais, a priori, l'impact ne sera pas catastrophique."

Des seuils ont été intégrés dans le calcul des prix maximum à la pompe en Belgique et les fortes hausses sont lissées. "Les augmentations de prix à la pompe ne seront donc perceptibles que plus tard cette semaine, jeudi ou vendredi", anticipe Johan Mattart.

Cela ne s'applique toutefois pas au prix du mazout, qui suit les marchés internationaux. Une légère baisse est prévue mardi car le prix de clôture de vendredi est pris en compte. Mais à partir de mercredi, l'impact des attaques en Arabie saoudite sera déjà perceptible pour le mazout.

Le pétrole d'Arabie saoudite représente aujourd'hui 17% de l'approvisionnement belge. La Russie est le plus grand fournisseur de pétrole avec 39%, selon les chiffres de la Fédération pétrolière belge.