"Le deal qui est sur la table est le seul, le meilleur possible", a insisté le Français lors d'une session plénière du Parlement européen, en référence au "traité de retrait" du Royaume-Uni et au cadre de sa relation future avec l'UE, approuvés dimanche par les dirigeants européens lors d'un sommet extraordinaire.

Ces accords doivent encore obtenir la ratification du Parlement européen et surtout celle, loin d'être acquise, du parlement britannique. "Je respecterai ce temps de débat parlementaire et démocratique", a assuré M. Barnier, même si l'UE a clairement prévenu qu'il n'y aurait pas de renégociation en cas de vote négatif.

Si le Royaume-Uni quitte l'UE de manière "ordonnée", c'est-à-dire dans le cadre de l'accord négocié, "notre intérêt mutuel est de parvenir à un partenariat ambitieux" dans la relation future, a dit le Français devant les députés européens réunis en plénière à Bruxelles.

Il a cité en particulier les "biens, les services, le numérique, la mobilité, les transports, les marchés publics, l'énergie, la sécurité intérieure et évidemment, pour la stabilité de notre continent, la politique étrangère".

"Pire accord de l'histoire" pour le Royaume-Uni

"Le partenariat avec le Royaume-Uni sera sans précédent par l'étendue et le nombre de sujets de coopération", si les termes de la "déclaration politique" sur les liens post-Brexit négociée entre les deux parties sont respectés, a poursuivi M. Barnier.

"Compte tenu de la volonté britannique de quitter l'UE et le marché unique, ce ne peut pas être le statu quo à l'avenir, ce ne peut pas être 'business as usual' et notre devoir est de le dire, notamment aux entreprises qui doivent se préparer", a-t-il toutefois mis en garde, rappelant que même des liens étroits ne pourront pas être équivalents à une adhésion à l'UE.

L'eurodéputé britannique Nigel Farage, ancien chef chef de la formation europhobe Ukip, a de son côté estimé que l'accord de divorce négocié avec Londres était "un bon accord pour l'UE".

"Pour le Royaume-Uni, je pense que c'est probablement le pire accord de l'histoire, comme l'a noté M. Trump", a-t-il ajouté, prédisant que l'accord ne serait pas ratifié par le parlement britannique.

Malgré le divorce en cours, Michel Barnier a tenu jeudi à redire son "respect" pour le Royaume-Uni.

"Le Royaume-Uni, par sa culture, par son histoire, par sa solidarité en particulier dans les grands moments tragiques qu'a traversés l'Europe au 20e siècle, sa solidarité totale, par son économie par la qualité de sa diplomatie, est un grand pays", a-t-il dit.