Il faut dire qu'il y avait bien de quoi être surpris. Pendant des décennies, les pouvoirs publics, en Belgique et presque partout en Europe, ont systématiquement favorisé le diesel par rapport à l'essence. Puis, brusquement, ce carburant qui était moins pénalisé que les autres grâce à un régime fiscal moins lourd, devient l'objet de toutes les critiques. Il perd les avantages comparatifs dont il bénéficiait et, les unes après les autres, les villes cessent d'accepter ces véhicules. On peut comprendre que ceux qui ont acquis un véhicule roulant avec ce carburant se sentent frustrés : leur choix avait été en partie guidé par une politique gouvernementale, qui est aujourd'hui modifiée sans aucun motif plausible.
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