Il y a le montant... mais aussi la manière. Le 17 décembre, les autorités communales de Genk (Limbourg) décidaient, sans réelle concertation, de taxer les activités économiques exercées sur leur territoire selon les surfaces bâties par les entreprises. Pour sa défense, la commune invoque la suppression en 2013 de la taxe motrice ainsi que la progres...

Il y a le montant... mais aussi la manière. Le 17 décembre, les autorités communales de Genk (Limbourg) décidaient, sans réelle concertation, de taxer les activités économiques exercées sur leur territoire selon les surfaces bâties par les entreprises. Pour sa défense, la commune invoque la suppression en 2013 de la taxe motrice ainsi que la progressivité de la mesure : " 98,5% des entreprises payeront moins de 7.560 euros par an et nombre d'indépendants bénéficieront de la tranche d'imposition la plus basse - 125 euros pour une superficie comprise entre 0 et 100 m2 ", argumente le bourgmestre Wim Dries. La suppression de la taxe motrice a, certes, apporté un peu d'oxygène aux entreprises locales, reconnaît l'union des entreprises Voka Limburg mais, dans le même temps, les additionnels au précompte immobilier ont augmenté de 13,4%. D'où la désagréable impression d'être taxé deux fois pour un même bien. D'autres communes limbourgeoises (Bilzen, Houthalen, Ham, Lanaken) connaissent déjà ce type de taxe mais jamais comme à Genk où elle peut atteindre 175.000 euros par an. De quoi précipiter nombre d'entreprises dans le rouge, ont immédiatement réagi les milieux concernés. Lorsque les entreprises sont invitées à combler les deux tiers du déficit communal, il n'y a pas grand-chose à fêter, avait renchéri le Voka en appelant ses membres à boycotter les réceptions de Nouvel An. L'indignation ne faiblissant pas, le Voka, l'Unizo et le VKW Limburg, une association qui regroupe 2.000 décideurs, demandent aujourd'hui au Conseil d'Etat l'annulation de cette mesure qu'ils estiment " totalement disproportionnée ". Une trentaine d'entreprises s'étaient jointes à la démarche mais dans un souci d'efficacité, leur nombre a été limité à sept.