A première vue, ce recrutement peut paraître complètement anecdotique, mais dans le contexte actuel, il se révèle néanmoins hautement symbolique. Car depuis quelques jours, la firme à la pomme est engagée dans une partie de bras de fer très médiatisée avec les services de renseignements américains. Le FBI réclame en effet l'assist...

A première vue, ce recrutement peut paraître complètement anecdotique, mais dans le contexte actuel, il se révèle néanmoins hautement symbolique. Car depuis quelques jours, la firme à la pomme est engagée dans une partie de bras de fer très médiatisée avec les services de renseignements américains. Le FBI réclame en effet l'assistance d'Apple pour débloquer l'iPhone de l'un des deux auteurs de la tuerie de San Bernardino qui a fait 14 morts en décembre dernier dans cette ville de Californie. Se retranchant derrière le principe de protection de la vie privée de ses clients, Apple refuse toujours d'aider les autorités américaines et un juge new-yorkais vient d'ailleurs de lui donner raison dans un dossier similaire où la police réclamait aussi l'accès aux données de l'iPhone d'un homme suspecté de trafic de drogue. Au-delà de l'affrontement judiciaire avec le FBI, l'arrivée de Frédéric Jacobs chez Apple marque non seulement la volonté de la firme américaine de ne pas céder aux exigences des services de renseignements, mais surtout son désir de renforcer encore davantage la sécurité de ses iPhone. Inconnu du grand public, le jeune Belge est adulé par la communauté des hackers et est surtout célèbre pour avoir développé l'application Signal, un service de messagerie cryptée qui permet de limiter les risques d'interception de conversations par des organismes tels que la NSA. L'un de ses plus fervents utilisateurs n'est autre que l'informaticien Edward Snowden, l'ancien employé de la CIA et de la NSA qui a révélé les détails de plusieurs programmes de surveillance des services secrets américains et britanniques. Une belle référence sur un CV.