Cette fédération a été secouée par la révélation des rémunérations indues et la concentration du pouvoir au sein de l'intercommunale Publifin et de la galaxie qui l'entoure. A Liège plus qu'ailleurs, le PS est bousculé par le PTB et même par Ecolo, selon certains sondages.
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Cette fédération a été secouée par la révélation des rémunérations indues et la concentration du pouvoir au sein de l'intercommunale Publifin et de la galaxie qui l'entoure. A Liège plus qu'ailleurs, le PS est bousculé par le PTB et même par Ecolo, selon certains sondages. Jean-Pierre Hupkens est-il l'homme idéal pour piloter le renouveau socialiste ? Malgré ses 62 ans, il apparaît comme une personnalité relativement neuve. Il a en effet attendu d'être dans la cinquantaine pour sortir de l'ombre, pour quitter le stade du militant actif (ce qu'il était depuis ses années à l'université de Liège dont il est diplômé en droit). Depuis 2006, il est échevin de la Culture de Liège. D'où le revers de la médaille : il est évidemment proche du bourgmestre Willy Demeyer, son prédécesseur à la tête de la fédération, ce qui laisse craindre un statu quo dans les bonnes vieilles habitudes liégeoises. Jean-Pierre Hupkens a évidemment assuré qu'il ne serait pas la marionnette de son bourgmestre. Il a entendu le message des militants de la fédération qui, s'ils l'ont élu avec 50,09 %, ont aussi accordé 45,2 % de leurs suffrages au représentant des jeunes socialistes, Thibaut Smolders. " C'est rassurant de voir cet appétit pour le renouvellement, a-t-il déclaré au Soir. Il faut l'accueillir et non le décevoir. " Avant de devenir échevin, Jean-Pierre Hupkens a fait carrière dans le secteur bancaire, plus précisément au Crédit communal, devenu ensuite Dexia. Il fut employé, puis indépendant, pour finir par gérer plusieurs agences avec ses associés. Pas mal pour quelqu'un qui avait un temps milité aux Jeunesses communistes.