Avant de rejoindre l'organisation regroupant les principaux pays industrialisés en octobre 2014, cette Américaine, diplômée de Harvard et du MIT avait occupé de hautes fonctions à la banque centrale américaine et à la banque mondiale. Elle avait également été conseillère économique pendant un an du président Bush (père).
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Avant de rejoindre l'organisation regroupant les principaux pays industrialisés en octobre 2014, cette Américaine, diplômée de Harvard et du MIT avait occupé de hautes fonctions à la banque centrale américaine et à la banque mondiale. Elle avait également été conseillère économique pendant un an du président Bush (père). Voici trois ans, l'OCDE ne l'avait pas choisie par hasard. Fervente supportrice d'une politique de relance raisonnée, elle avait été désignée pour assouplir les règles économiques de l'organisation, trop attachée à inviter ses membres à la rigueur budgétaire. A l'époque, le spectre de la déflation planait encore sur l'Europe. Dans une de ses premières interventions, en novembre 2014, Catherine Mann avait d'ailleurs souligné que la zone euro faisait peser " un risque majeur "sur l'économie mondiale, ajoutant qu'il fallait " une réponse politique plus forte " pour " accroître la demande ". Au cours de ces trois années, l'économiste a donc fait bouger les lignes. Dans un mail qu'elle a envoyé à son équipe, elle se réjouit de ce travail qui " a favorisé l'adoption d'une approche budgétaire plus favorable à la croissance ". On ne sait pas si Catherine Mann y est pour beaucoup, mais la croissance de la zone euro est passée de 1,2 % en 2014 à 2,1 % environ cette année. Quelle sera sa prochaine fonction ? Elle n'en dit rien mais certains la voient déjà revenir à la Réserve fédérale. Sur les sept postes de gouverneur de la Fed, quatre ou cinq sont ouverts : la présidente Janet Yellen voit son mandat se terminer en février, le vice-président Stanley Fisher vient de remettre sa démission, deux autres sièges sont vacants et un troisième pourrait être remis en jeu.