Il remplace Dominique Drion, emporté par la tornade Publifin, comme représentant de Publilec, l'une des ramifications du groupe Nethys qui détient 26 % d'EDF-Luminus. Pour éviter tout conflit d'intérêts, Melchior Wathelet démissionnera de son mandat d'administrateur chez Veolia.
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Il remplace Dominique Drion, emporté par la tornade Publifin, comme représentant de Publilec, l'une des ramifications du groupe Nethys qui détient 26 % d'EDF-Luminus. Pour éviter tout conflit d'intérêts, Melchior Wathelet démissionnera de son mandat d'administrateur chez Veolia. Melchior Wathelet (septième du nom) avait à peine 25 ans quand il fut élu député en 2003. Un an plus tard, il devenait chef du groupe cdH et la législature suivante, il était promu secrétaire d'Etat au Budget. Le Verviétois est rapidement devenu l'un des piliers du gouvernement Leterme, tant par ses compétences techniques que par sa capacité à entretenir des relations cordiales dans tous les partis, y compris au nord du pays. Sous le gouvernement Di Rupo, il fut en charge de l'Energie et de la Mobilité, avec le fameux dossier du survol de Bruxelles, qui lui fut fatal. Lâché de toutes parts, Melchior Wathelet en est ressorti avec une vive amertume envers le monde politique. On n'a donc pas été vraiment surpris d'apprendre, au printemps 2015, qu'il quittait la politique pour devenir CEO d'Xperthis, un groupe informatique belge, spécialisé dans la digitalisation de la santé. Un job dans lequel il assure s'épanouir pleinement depuis. Son mandat chez EDF-Luminus nous rappelle aujourd'hui que Melchior Wathelet a malgré tout conservé quelques liens avec son parti d'origine. Un autre mandat s'offrira prochainement à lui : la présidence, bénévole, du circuit de Spa-Francorchamps. Un rêve grandeur nature pour ce féru de compétitions sportives en général et de sports moteur en particulier. Pour la petite histoire, sachez qu'il a gagné ses premiers francs (c'était bien avant l'euro) en rédigeant des compte-rendus sportifs pour la presse locale verviétoise.