En réalité, il n'y a pas que le mot nationalisation qui n'est plus tabou, ceux de faillite et de sortie de l'euro ne sont plus tabous non plus. De nombreux observateurs pensent aujourd'hui que la Grèce n'est plus en mesure de payer ses créanciers et qu'elle va tomber en faillite. Ce serait une question de jours. Peut-être même que dans la foulée, la Grèce sortira de l'euro. Il y a quelques mois encore, quand quelqu'un envisageait un pareil scénario, tous les officiels lui riait au nez. Aujourd'hui les dirigeants de pays comme les Pays-Bas ou l'Allemagne pensent clairement que ce serait la moins mauvaise solution.

Mais vient alors immédiatement la seconde question : si la Grèce tombe en faillite ou sort de l'euro, ce qui est la même chose, comment éviter que la faillite grecque ne se transforme en crise bancaire via la contagion à d'autres pays comme l'Italie ou l'Espagne ? A cette question, de plus en plus d'experts, mais également des citoyens, on l'a vu avec ce sondage en France, pensent que les Etats devront recapitaliser les banques, voire les nationaliser ! Le massacre quasi quotidien des actions bancaires pourrait contraindre certains gouvernements à agir sans trop attendre. En tout cas, c'est un scénario qui circule aujourd'hui.

Mais ce scénario n'est pas aussi simple. D'abord, parce que dans certains pays, les Etats n'ont plus de marge financière pour s'endetter - et comment ces Etats pourraient-ils porter le fardeau de bilans bancaires qui pèsent parfois plusieurs fois leur PIB !

Et puis, le deuxième blocage possible pourrait venir de l'opinion publique. Les citoyens voudront-ils sauver encore une fois les banques avec leurs futurs impôts? Pour certains économistes, y compris en Belgique, la meilleure solution serait de demander aux actionnaires des banques de tout perdre plutôt que de demander aux contribuables d'injecter encore de l'argent. Le débat ne fait hélas que commencer.

En réalité, il n'y a pas que le mot nationalisation qui n'est plus tabou, ceux de faillite et de sortie de l'euro ne sont plus tabous non plus. De nombreux observateurs pensent aujourd'hui que la Grèce n'est plus en mesure de payer ses créanciers et qu'elle va tomber en faillite. Ce serait une question de jours. Peut-être même que dans la foulée, la Grèce sortira de l'euro. Il y a quelques mois encore, quand quelqu'un envisageait un pareil scénario, tous les officiels lui riait au nez. Aujourd'hui les dirigeants de pays comme les Pays-Bas ou l'Allemagne pensent clairement que ce serait la moins mauvaise solution. Mais vient alors immédiatement la seconde question : si la Grèce tombe en faillite ou sort de l'euro, ce qui est la même chose, comment éviter que la faillite grecque ne se transforme en crise bancaire via la contagion à d'autres pays comme l'Italie ou l'Espagne ? A cette question, de plus en plus d'experts, mais également des citoyens, on l'a vu avec ce sondage en France, pensent que les Etats devront recapitaliser les banques, voire les nationaliser ! Le massacre quasi quotidien des actions bancaires pourrait contraindre certains gouvernements à agir sans trop attendre. En tout cas, c'est un scénario qui circule aujourd'hui. Mais ce scénario n'est pas aussi simple. D'abord, parce que dans certains pays, les Etats n'ont plus de marge financière pour s'endetter - et comment ces Etats pourraient-ils porter le fardeau de bilans bancaires qui pèsent parfois plusieurs fois leur PIB ! Et puis, le deuxième blocage possible pourrait venir de l'opinion publique. Les citoyens voudront-ils sauver encore une fois les banques avec leurs futurs impôts? Pour certains économistes, y compris en Belgique, la meilleure solution serait de demander aux actionnaires des banques de tout perdre plutôt que de demander aux contribuables d'injecter encore de l'argent. Le débat ne fait hélas que commencer.