Depuis deux ans, Zalando était en négociations avec l'Awex et l'intercommunale Idea en vue d'implanter un tout nouveau centre de distribution à Dour. Mais le géant allemand de l'e-commerce a finalement choisi les Pays-Bas. Avec une perte potentielle de 1.500 emplois directs. Dans le dossier de Zalando, selon L'Echo qui a révélé l'information, trois éléments auraient été néfa...

Depuis deux ans, Zalando était en négociations avec l'Awex et l'intercommunale Idea en vue d'implanter un tout nouveau centre de distribution à Dour. Mais le géant allemand de l'e-commerce a finalement choisi les Pays-Bas. Avec une perte potentielle de 1.500 emplois directs. Dans le dossier de Zalando, selon L'Echo qui a révélé l'information, trois éléments auraient été néfastes au site de Dour : le coût de la main-d'oeuvre belge, la législation sur le travail de nuit et un climat social plus compliqué chez nous qu'aux Pays-Bas. Ces trois arguments ont cependant été balayés à la Chambre jeudi dernier par Kris Peeters, le ministre de l'Economie, qui a eu un contact avec Zalando. Il n'en demeure pas moins que les centres de distribution ont tendance à nous éviter. Selon une étude de Comeos reprise par nos collègues de La Libre Belgique, 24 de ces centres se sont installés à nos frontières ces cinq dernières années pour un total de 16.560 emplois créés. Délétère notre climat social ? Pierre-Yves Jeholet, le ministre wallon de l'Economie et Olivier de Wasseige, le patron de l'Union wallonne des entreprises, déplorent l'image négative envoyée aux investisseurs par les grèves dites politiques de ces derniers temps. Selon les chiffres de l'Institut syndical européen, en 2016, le nombre de jours de grève par 1.000 travailleurs était de 124 en Belgique pour trois aux Pays-Bas... Malgré le tax shift, dans le domaine de l'e-commerce, l'écart salarial entre la Belgique et les Pays-Bas avoisine les 17 % en notre défaveur selon Comeos. Enfin, reste la question du travail de nuit. Même si l'organiser est possible, notamment par convention collective de travail, son coût demeure plus élevé qu'ailleurs. D'ailleurs, selon Eurostat, ce travail de nuit est à la traîne chez nous (3,1 % des salariés) tant par rapport à nos voisins qu'au regard de la moyenne européenne (6,5 %).