On pourrait dresser un portrait de Youssou N'Dour, bientôt 60 ans, sans même qu'il ne soit question de musique. Il y a quelques années, une visite chez la star de Dakar nous emmenait dans son entreprise de radio-télé, partie d'un vaste réseau d'affaires consacrant ses talents majeurs d'e...

On pourrait dresser un portrait de Youssou N'Dour, bientôt 60 ans, sans même qu'il ne soit question de musique. Il y a quelques années, une visite chez la star de Dakar nous emmenait dans son entreprise de radio-télé, partie d'un vaste réseau d'affaires consacrant ses talents majeurs d'entrepreneur. Nous avions ensuite filé à son domicile parce qu'il se montrait empressé de regarder la diffusion d'un match de la coupe d'Afrique de football, son autre grand amour déclaré. Enfin, direction son club privé où, après une première partie de soirée réservée à l'accueil d'une ONG américaine - avec petits fours et drinks - le roi du mbalax montait sur scène sur le coup de deux heures du matin, timing tardif habituel chez lui. Il y avait rappelé sans peine combien ce compositeur et arrangeur demeure un extraordinaire chanteur et interprète d'une musique découverte en Occident dans les années 1980, consacrée en 1994 par le hit mondial avec Neneh Cherry, Seven Seconds. Un quart de siècle plus tard, malgré de nouveaux venus comme le talentueux Camerounais Blick Bassy et la résistance artistique d'anciens à la Salif Keita, Youssou reste l'un des maîtres absolus des musiques africaines. Capable de joindre les racines les plus vibrantes de l'Afrique noire et une forme indémodable de pop music contemporaine mondialiste. Soirée chaude, dansable et intemporelle en perspective.