Introduit il y a une quinzaine d'années dans le monde du cinéma, le système du tax shelter a démontré toute son efficacité comme stimulant économique de l'industrie audiovisuelle en Belgique. Le succès de cet incitant fiscal est tel qu'il a été étendu par le gouvernement Michel, il y a trois ans à peine, aux arts de la scène (théâtre, danse, opéra, etc.) et, tout récemment, au secteur du jeu vidéo. Voté à la quasi-unanimité par les députés fédéraux, la proposition de loi émanant de l'Open Vld a en effet été adoptée en mars dernier, ce qui permet désormais aux entreprises d'investir une partie de leurs bénéfices imposables dans l'industrie belge du gaming. Encore modeste, le secteur du jeu vidéo pèse un peu moins de 100 millions d'euros de chiffre d'affaires annuel en Belgique, majoritairement généré au nord du pays avec, notamment, les studios Larian qui trustent l'essentiel des revenus. En Wallonie, la société Fishing Cactus est le leader du marché, mais c'est justement pour permettre à de nouveaux acteurs d'émerger dans cette industrie naissante que Wallimage Entreprises - le fonds régional d'investissement wallon dans les sociétés de services audiovisuels - vient d'augmenter son capital de près de 2,7 millions d'euros. Un pari que Wallimage veut prendre sur l'avenir grâce à cet élargissement bienvenu du tax shelter au jeu vidéo.