S'asseoir à Bruxelles dans un wagon, ouvrir son journal et se retrouver à Anvers avant même d'avoir terminé son article, ce n'est plus de la science-fiction. Initié par Elon Musk, patron de Tesla, ce nouveau mode de transport devient chaque jour un peu moins utopique. Pour pouvoir voyager pratiquement à la vitesse du son (1.234 km/h), il ...

S'asseoir à Bruxelles dans un wagon, ouvrir son journal et se retrouver à Anvers avant même d'avoir terminé son article, ce n'est plus de la science-fiction. Initié par Elon Musk, patron de Tesla, ce nouveau mode de transport devient chaque jour un peu moins utopique. Pour pouvoir voyager pratiquement à la vitesse du son (1.234 km/h), il "suffit" de vaincre la résistance de l'air et de réduire au maximum tout frottement. Telle est la genèse du projet Hyperloop qui verra vers 2038 des wagons circuler dans des tubes (presque) sous vide et y être propulsés sur coussin d'air par électromagnétisme. Le projet étant lancé en open source, Hardt Hyperloop, une start-up lancée par des étudiants de l'Université de Delft ( photo), est aujourd'hui devenue un des pionniers en la matière. Un premier trajet expérimental, long de 2,7 km, devrait être testé dès l'année prochaine à Groningue d'abord avec des marchandises et quatre ans plus tard, avec des passagers. En Flandre par contre, aucune entreprise ou centre de recherche ne s'y est jusqu'à présent intéressé de manière proactive. Mais cela devrait changer. Hilde Crevits, ministre en charge de l'Innovation, vient en effet de désigner l'Institut flamand de logistique (VIL) comme Hyperloop manager. L'enjeu est d'importance. Techniquement, les entreprises flamandes possèdent le savoir-faire nécessaire pour y participer et les zones situées autour des stations d'arrêt pourraient rapidement devenir des high value clusters. Un plan visant la construction en Flandre de 100 km de "routes", souterraines ou aériennes, existe déjà. Il devrait permettre de transporter annuellement 5 millions de tonnes de marchandises et 15,6 millions de passagers.