Le vin et la bande dessinée ne font vraiment pas bon ménage. Beaucoup s'y sont essayé, peu ont réussi. Exception faite d'Etienne Davodeau et de ses Ignorants. Et puis est arrivé il y a trois ans Un grand Bourgogne oublié. Manu Guillot exploite, avec son frère, dans le nord du Mâconnais, un domaine viticole familial dont les terres apparte...

Le vin et la bande dessinée ne font vraiment pas bon ménage. Beaucoup s'y sont essayé, peu ont réussi. Exception faite d'Etienne Davodeau et de ses Ignorants. Et puis est arrivé il y a trois ans Un grand Bourgogne oublié. Manu Guillot exploite, avec son frère, dans le nord du Mâconnais, un domaine viticole familial dont les terres appartenaient auparavant à la célèbre Abbaye de Cluny. Leurs grands-parents créèrent, en 1954, le premier vignoble bio de la Bourgogne. Cette longue tradition et cet amour pour le terroir et la Bourgogne, Manu Guillot les transmet désormais en bande dessinée à l'aide de ses deux acolytes : Hervé Richez en co-scénariste et Boris Guilloteau au dessin. Le premier tome a été un vrai succès de librairie avec près de 40.000 exemplaires vendus. Le deuxième, sous-titré Quand viennent les cicadelles, vient de sortir. Cette bande dessinée est un vrai régal pour l'amateur de vin. Bien sûr, l'histoire est construite comme un thriller. Mais on y retrouve tous les thèmes importants de la viticulture française : la succession, les classements des appellations, le bio, la passion du métier, etc. Ainsi qu'un didactisme de très bon aloi pour qui veut s'initier. " Les deux tomes regorgent d'anecdotes et d'histoires vraies, confie Manu Guillot. De vrais vignerons jouent leur rôle et autour de cela, nous avons créé une fiction avec un bon et un méchant. La Bourgogne est entourée d'une aura mystique mais, au bout de la journée, faire du vin reste de l'agriculture et une affaire d'hommes. " Tout est dit. Manu Guillot, Hervé Richez et Boris Guilloteau, " Un grand Bourgogne oublié. Tome 2 : Quand viennent les cicadelles ", Grand Angle, 104 pages, 18,90 euros XAVIER BEGHIN