C'est la fin d'un long feuilleton truffé d'intrigues et de retournements de veste en tous genres. Après avoir volé au secours d'Arnaud Lagardère, puis s'être associé à Amber Capital, son pire ennemi, et enfin avoir conclu un ...

C'est la fin d'un long feuilleton truffé d'intrigues et de retournements de veste en tous genres. Après avoir volé au secours d'Arnaud Lagardère, puis s'être associé à Amber Capital, son pire ennemi, et enfin avoir conclu un accord de gouvernance, Vivendi a lancé la semaine dernière son OPA sur les titres de Lagardère qu'il ne possède pas encore, soit 55%. L'offre est structurée en deux parties. Jusqu'au 20 mai, les actionnaires peuvent revendre leurs actions à 25,50 euros (dividende de 0,50 euro compris). La seconde partie (jusqu'au 31 décembre 2023) garantit un prix de 24,10 euros mais assure le versement de deux dividendes. Elle est plutôt destinée aux investisseurs qui croient en la croissance du groupe dès la reprise en main par Vincent Bolloré. Derrière cette OPA se cache évidemment le projet de fusion entre Hachette et Editis. Il donnerait naissance à un géant de l'édition française, avec plus de 50% de parts de marché. Il ne passera pas la rampe des autorités de la concurrence et Vivendi réfléchit déjà à divers scénarios. Un projet qui suscite de nombreux remous dans le monde de l'édition française.