Les grandes lignes du devenir du territoire wallon viennent d'être balisées par le gouvernement régional. Un document de 131 pages qui balaye de nombreux domaines (environnement, urbanisation, commerce, etc.) et qui doit permettre d'appréhender au mieux les enjeux futurs au sud du pays. Le Schéma de développement du territoire est soumis à enquête publique depuis ce lundi. Et ce, jusqu'au 5...

Les grandes lignes du devenir du territoire wallon viennent d'être balisées par le gouvernement régional. Un document de 131 pages qui balaye de nombreux domaines (environnement, urbanisation, commerce, etc.) et qui doit permettre d'appréhender au mieux les enjeux futurs au sud du pays. Le Schéma de développement du territoire est soumis à enquête publique depuis ce lundi. Et ce, jusqu'au 5 décembre. Le gouvernement tranchera ensuite, en mars si tout va bien. Deux mesures avaient déjà fait grand bruit en début d'année lors de la lecture de l'avant-projet. La mise en place d'un Stop au béton est confirmée. En deux temps : réduire l'étalement urbain de moitié d'ici 2025, et totalement en 2050. L'autre mesure concerne l'interdiction d'encore aménager des centres commerciaux de plus de 2.500 m2 en dehors des centres-villes. Elle a été plus difficile à faire passer. La preuve : les versions sémantiques se sont succédé. Si l'idée de redynamiser les centres-villes via le commerce et d'éviter l'érection de nouvelles " boîtes à chaussures " au milieu de nulle part est saluée par le plus grand nombre, elle fait grincer les dents de certains développeurs de taille moyenne. " Ils craignent clairement pour la poursuite de leurs activités, nous dit cet observateur du secteur. De nombreux projets de retail parks pourraient être abandonnés. " Cette mesure va en tout cas ren- forcer les grands propriétaires (Wereldhave, Redevco, AG Real Estate, Ascensio, Galimmo) puisque la concurrence va diminuer. Reste une porte de sortie : l'autorisation de construire néanmoins ces centres commerciaux/ retail parks si les enseignes qui y sont présentes n'entrent pas en concurrence avec le centre-ville. Avec uniquement une offre de " pondéreux " (marchandises pesantes : meubles, bricolage, jardinage, électroménager, etc.). " Mais sans les enseignes textiles ou alimentaires comme locomotives, les retails parks peuvent difficilement tenir ", relève notre observateur.