A 25 ans, le batteur-compositeur Antoine Pierre, Wallon installé à Bruxelles après une année passée à New York, est sans doute le musicien jazz le plus fringant à être sorti des scènes belges depuis une décennie. Cela n'a échappé ni à Philip Catherine - qui ...

A 25 ans, le batteur-compositeur Antoine Pierre, Wallon installé à Bruxelles après une année passée à New York, est sans doute le musicien jazz le plus fringant à être sorti des scènes belges depuis une décennie. Cela n'a échappé ni à Philip Catherine - qui l'embauche très jeune - ni à Tom Barman, le chanteur de dEUS, avec lequel il partage depuis 2014, le destin de TaxiWars, groupe mixant le spoken word et le jazz. Il y a forcément du métissage et des rencontres sonores dans Sketches of Nowhere (Igloo) qui sort ce printemps. Second album d'Urbex composé par Antoine Pierre, qui y joue évidemment de son instrument fétiche - la batterie - en compagnie de neuf autres musiciens. La musique semble ici totalement émancipée de toute tutelle, même si le jazz en constitue toujours la matrice principale. En 10 compositions - dont trois seulement sont vocales -, Pierre et les autres, parcourent un large terrain qui, bien que très écrit, donne à écouter des vibrations libertaires. La présence des cuivres mais aussi l'intervention du son caractéristique du piano électrique Fender Rhodes, l'introduction de guitares et d'électronique, construisent un vaste champ sonore d'une densité fourmillante. Une ambition orchestrale à retrouver sur scène ce vendredi 18 mai à Flagey.