Pas besoin de vouer un culte à Mikhaïl Kalachnikov (1919-2013), le père de l'AK-47, ni d'avoir sur sa cheminée le buste d'Oliver Fisher Winchester (1810-1880), ancien fabricant de chemises reconverti dans le business des carabines, pour avoir l'oeil attir...

Pas besoin de vouer un culte à Mikhaïl Kalachnikov (1919-2013), le père de l'AK-47, ni d'avoir sur sa cheminée le buste d'Oliver Fisher Winchester (1810-1880), ancien fabricant de chemises reconverti dans le business des carabines, pour avoir l'oeil attiré par les enchères qui se dérouleront à Liège le 30 mai prochain. Sous le marteau de David Lhomme, qui est également libraire dans la Cité ardente, une centaine d'armes anciennes seront mises en vente aux plus offrants. Les pièces exposées sont un ravissement, mais l'enchantement tient plus à la finesse d'exécution qu'au plaisir rugissant de posséder un gros calibre. Ces pétards du passé rivalisent en effet de beauté. Ici, un pistolet à rouet d'officier datant de 1610 avec sa monture en bois fruitier incrustée de plaques d'os gravées de feuillages et de chimères - le clou de la vente, estimé entre 25.000 et 30.000 euros. Là, un fusil caucasien en loupe d'érable (1.000-1.500 euros). Mais aussi un revolver à broche ou un pistolet oriental incrusté au fil d'argent ( photo, 800-1.000 euros). Un travail d'orfèvre qui ferait presque oublier la destination première de l'objet...