On a tout lu et tout entendu ces derniers mois sur le marché immobilier belge. Que ce soit des baisses de prix, des pics de transactions, voire l'émergence de nouveaux modes de vie. Un constat peut toutefois être posé, six mois après le début de cette crise sanitaire et quatre mois après le début du déconfinement : le marché résidentiel belge a, une nouvelle fois, montré sa résilience. Et sa grande banalité. Si bien qu'il devrait reprendre sa marche en avant à l'automne, comme si de rien n'était. Laissant de côté les éventuelles modifications de son paysage. Une sorte de paquebot insubmersible qui résist...

On a tout lu et tout entendu ces derniers mois sur le marché immobilier belge. Que ce soit des baisses de prix, des pics de transactions, voire l'émergence de nouveaux modes de vie. Un constat peut toutefois être posé, six mois après le début de cette crise sanitaire et quatre mois après le début du déconfinement : le marché résidentiel belge a, une nouvelle fois, montré sa résilience. Et sa grande banalité. Si bien qu'il devrait reprendre sa marche en avant à l'automne, comme si de rien n'était. Laissant de côté les éventuelles modifications de son paysage. Une sorte de paquebot insubmersible qui résiste aux différentes crises économiques, comme cela avait été le cas en 1993 et en 2008-2009. En sera-t-il de même cette fois ? Si des incertitudes continuent de planer au-dessus de nombreuses têtes, que ce soit en matière de chômage ou de faillite, diminuant la capacité d'emprunt de certains ménages, force est de constater que la plupart des indicateurs sont au vert (taux bas, épargne au sommet, confiance dans l'immobilier, etc.). Cette situation devrait contribuer à garder le marché immobilier à flot dans les prochains mois. Du moins si la situation sanitaire n'entraîne pas un important retour en arrière. L'autre certitude, c'est que deux tendances contradictoires s'opposent actuellement sur le front de l'immobilier belge. La première : il faut densifier les villes, les rendre respirables, accueillantes et attractives. Une tendance mondiale à laquelle la Belgique n'échappe bien évidemment pas. Et qui est encore accentuée chez nous par un étalement urbain qui coûte particulièrement cher à la société. Tant les promoteurs que bon nombre de citoyens l'ont compris. La seconde : le fait que le Belge reste attaché à sa maison de trois ou quatre façades et à son jardin. Une situation encore accentuée par le Covid-19 et les envies d'ailleurs qu'il a suscitées chez certains. Observer la fluctuation de ce double mouvement sera l'un des enjeux à venir. Dans ce contexte si particulier,Trends- Tendances a décidé de balader sa plume cet été dans une dizaine de communes. Des entités dont les transactions ont grimpé en flèche ces derniers mois et tutoient les sommets dans leur région. Faisant d'elles des zones à suivre. Que ce soit Bruxelles-Ville, Braine-l'Alleud, Verviers, Mouscron, Sambreville, Durbuy, Knokke, voire Vilvorde. Nous nous sommes plongés dans leur quotidien pour déterminer les conditions qui permettent de voir les transactions immobilières s'y multiplier. Des raisons bien diverses, d'une commune à l'autre. Mais qui ont, pour la plupart, comme point commun cette volonté de redynamiser leur centre-ville, histoire d'en faire à nouveau un quartier attractif pour leurs habitants, actuels et futurs. Une quête bien dans l'air du temps, surtout en Wallonie, pour rattraper les erreurs du passé liées à l'irréfléchie urbanisation de nos territoires.