" Quand je pense à l'avenir d'Internet, je pense qu'une plateforme de communication centrée sur le privé va devenir encore plus importante que les plateformes ouvertes d'aujourd'hui. Ces prochaines années, nous allons reconstruire davantage de services autour de cette idée. " Par ces mots, extraits d'un long message publié la semaine dernière sur Facebook, Mark Zuckerberg a expli...

" Quand je pense à l'avenir d'Internet, je pense qu'une plateforme de communication centrée sur le privé va devenir encore plus importante que les plateformes ouvertes d'aujourd'hui. Ces prochaines années, nous allons reconstruire davantage de services autour de cette idée. " Par ces mots, extraits d'un long message publié la semaine dernière sur Facebook, Mark Zuckerberg a expliqué le virage fondamental qu'il entend faire prendre à l'écosystème Facebook. Soit une plateforme plus soucieuse de la vie privée et plus intime. Ecosystème car il y inclut Instagram, Messenger et WhatsApp. Depuis le scandale de Cambridge Analytica et les autres abus dénoncés d'utilisation des données privées dont l'exploitation à des fins publicitaires est au coeur du business model, on a évidemment du mal à croire le patron de Facebook sur parole. A la base de ce projet, ce que les experts appellent Whatstabook. Soit l'unification des infrastructures des messageries d'Instagram, de WhatsApp et de Messenger et la création d'une plateforme unique (même si les trois services continueront d'exister séparément) où les échanges seront entièrement cryptés. Cette unification serait combinée avec un net recul du fil d'actualité, aujourd'hui vache à lait du groupe mais qui a montré ses limites en termes de respect de la vie privée et qui a quasi atteint la saturation publicitaire. Une réduction de la conservation des données ainsi qu'une plus grande sécurisation de leur stockage sont aussi annoncées. Cette stratégie, qui fait douter de nombreux experts, n'est pas sans risque pour Facebook. Le cryptage va le priver d'un accès aux données privées et rendre quasi impossible le contrôle sur des contenus problématiques. Ensuite, la publicité sur les messageries est, à ce jour, moins efficace. Ce qui suppose que le groupe va chercher des sources de revenus ailleurs : paiement électronique, commerce sur messagerie, etc.