Alors que les Bourses européennes continuent de hoqueter, l'offre d'achat sur Resilux est sans conteste la grande nouvelle de la semaine. L'action n'était certes plus dans notre portefeuille, mais nous l'avions intégrée en sélection et elle figurait dans la liste de nos dix valeurs favorites pour 2017 (voir IB n° 1/2017, en page 10, " Potentiel de croissance sous-estimé ").
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Alors que les Bourses européennes continuent de hoqueter, l'offre d'achat sur Resilux est sans conteste la grande nouvelle de la semaine. L'action n'était certes plus dans notre portefeuille, mais nous l'avions intégrée en sélection et elle figurait dans la liste de nos dix valeurs favorites pour 2017 (voir IB n° 1/2017, en page 10, " Potentiel de croissance sous-estimé "). Le mastodonte américain du private equity (portefeuille de 75 milliards de dollars) Bain Capital est disposé à mettre sur la table, par action Resilux, 195 euros en liquide, ce qui valorise le producteur flamand de préformés PET à 390 millions d'euros, soit une prime " classique " de 20 % par rapport au cours (162,5 euros) au moment de l'annonce. Il s'agit d'une offre amicale. En d'autres termes, elle est soutenue par la famille De Cuyper, qui contrôle 57,6 % des titres. L'offre vient à point nommé car Bain Capital a mis la main sur un autre groupe, qu'il fusionnera à Resilux. L'autre condition pour que se poursuive l'offre sur Resilux est que Bain Capital obtienne 90 % des actions, et l'action sortirait des tables de cotation. On ne connaît pas encore les chiffres annuels de 2016. Mais sur la base de nos prévisions, la vente aura lieu à un peu plus de 9 fois le rapport entre la valeur d'entreprise (EV) et le cash-flow opérationnel (EBITDA). Ce n'est pas excessif mais acceptable, et conforme à la moyenne du secteur. Ces dernières années, Resilux s'est généralement échangée à 6,5 à 7 fois ce rapport sur la Bourse de Bruxelles. Une belle entreprise industrielle risque donc de disparaître après 19 années en Bourse, mais cela se ferait au cours le plus élevé, et à une valorisation acceptable. C'est pourquoi nous abaissons notre conseil de " digne d'achat " (rating 1A) à " participer à l'offre " (rating 3A), dès que celle-ci sera officielle. Après plusieurs années en sélection, Resilux en disparaît, logiquement. Cette semaine, nous y accueillons deux nouveaux-venus. Le champion du dragage Boskalis et la révélation biotech Gilead Sciences sont en effet bien meilleur marché aujourd'hui que ces dernières années, et leur potentiel de redressement est sous-estimé par les investisseurs. Le constructeur automobile allemand vient de boucler une nouvelle année record. À peu de choses près, en 2016, le groupe a vendu 3 millions (2,998 millions) de véhicules, soit 5 % de plus qu'en 2015. Le tableau était cependant mitigé. Ainsi 10 % des véhicules de tourisme Mercedes-Benz supplémentaires ont-ils été écoulés (de 2 à 2,2 millions) et le nombre d'utilitaires vendus a-t-il aussi augmenté (de 321 à 359.000). En revanche, la part de camions vendus a reculé de 17 % (de 502.000 à 415.000). On note une hausse du chiffre d'affaires de 3 % (de 149,47 à 153,26 milliards d'euros). Le bénéfice opérationnel récurrent (hors éléments exceptionnels - REBIT) s'est aussi amélioré de 3 % (de 13,83 à 14,24 milliards d'euros), de sorte que l'on peut parler d'une marge bénéficiaire inchangée. L'augmentation du bénéfice net, de 1 %, est restée limitée (de 8,71 à 8,78 milliards d'euros). Par action, nous sommes passés de 7,87 à 7,97 euros. La direction propose de laisser le dividende inchangé à 3,25 euros brut. Malgré les chiffres record, la réaction de marché fut négative, en conséquence des prévisions prudentes émises pour cette année. Le directeur Dieter Zetsche ne table, à nouveau, que sur une croissance du bénéfice limitée. La plupart des analystes avaient escompté une annonce un peu plus réjouissante, et ont donc abaissé leurs prévisions de bénéfice. L'action Daimler se négocie à moins de 8 fois les prévisions de bénéfice (prudentes) pour cette année, à peine 1,1 fois la valeur comptable et un rendement de dividende de 4,8 %. Compte tenu de cette valorisation (trop) faible, nous réitérons notre conseil d'achat (rating 1B). Le repli actuel offre une nouvelle opportunité d'entrée. Paru sur initiedelabourse.be le 6 février DAIMLER A PUBLIÉ DES PRÉVISIONS TRÈS PRUDENTES POUR 2017.