Les férus des foires des plantes n'auront aucun mal à trouver le chemin de cette petite fermette brabançonne. Et pour cause, le Petit-Fils est situé à un jet de pot de l'Abbaye d'Aywiers qui accueille, deux fois par an, la crème de la crème du jardinage et des pépiniéristes belges et étrangers. Sébastien Leroy, le chef, est le petit-fils en question, celui d'Albert Heyneman, peintre à ses heures perdues à Knokke et dont certaines toiles agrémentent aujourd'hui la salle rustique et conviviale du restaurant.
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Les férus des foires des plantes n'auront aucun mal à trouver le chemin de cette petite fermette brabançonne. Et pour cause, le Petit-Fils est situé à un jet de pot de l'Abbaye d'Aywiers qui accueille, deux fois par an, la crème de la crème du jardinage et des pépiniéristes belges et étrangers. Sébastien Leroy, le chef, est le petit-fils en question, celui d'Albert Heyneman, peintre à ses heures perdues à Knokke et dont certaines toiles agrémentent aujourd'hui la salle rustique et conviviale du restaurant. Le Petit-Fils est un autre bon exemple d'une affaire familiale (Irène veille sur la salle et la carte des vins) gérée avec amour du produit et respect du client. Il y a quelques semaines, après quasi 20 ans de présence à Lasne, le couple a décidé de revoir son concept. A côté d'un business lunch (entrée, plat et café pour 25 euros) et d'un menu Petit-Fils plus classique (trois à cinq services - 45 à 70 euros) pour les plus conservateurs d'entre nous, Sébastien Leroy a décidé de s'amuser un peu et de laisser libre cours à ses envies. Ainsi est né le concept des petites assiettes (non, ne dites pas tapas...) à partager ou pas. Elles sont chaudes ou froides et facturées entre 14 et 22 euros. Il n'y a plus ni entrée ni plat mais des préparations qu'on choisit au gré de ses envies et dans l'ordre qu'on veut. Les portions sont bien adaptées et trois suffisent pour passer une excellente soirée avant, éventuellement, de se laisser aller à un dessert: le cheesecake revisité à la mangue et le pain perdu au caramel beurre salé sont, en effet, de bien vils tentateurs. Lors de notre visite, nous avons allègrement pioché dans cette offre originale et à part un chorizo trop puissant qui a écrasé l'aile de raie cuite à la perfection dans un terre-mer accompagné de chou, tout était délicieux et d'une belle régularité. C'est de la bistronomie de haute tenue. Avec une mention toute particulière pour le maquereau fondant cuit (légèrement) à la flamme, pour les Saint-Jacques de Normandie accompagnées d'un velouté aux crevettes grises et pour le ris de veau délicieusement croustillant que le chef a associé à de la pancetta et à un bouillon aux lentilles vertes du Puy. A noter qu'en apéritif, le restaurant propose, entre autres, la cuvée Le Vin des Femmes du Domaine de Glabais. Des bulles très peu dosées qui illustrent, une fois de plus, la qualité des effervescents wallons.