Ecouler légalement des milliers de pièces de monnaie antiques découvertes par hasard n'est pas chose aisée, surtout lorsque l'on n'a pas envie de partager avec le fisc français le fruit de leur conversion en eu...

Ecouler légalement des milliers de pièces de monnaie antiques découvertes par hasard n'est pas chose aisée, surtout lorsque l'on n'a pas envie de partager avec le fisc français le fruit de leur conversion en euros. Jouant sur les différences de législation (en Flandre, celui qui fait une découverte archéologique sur un terrain qui lui appartient en devient propriétaire), un Français délocalisa sa découverte. Après avoir acquis un bout de terrain à Gingelom, non loin de Waremme, l'homme y "découvrit", fin 2019, près de 14.000 antoniniens, des pièces de monnaie romaines frappées au troisième siècle de notre ère, au début en argent, puis en billon, un mélange à parts égales de cuivre et d'argent dont la teneur en argent ne cessera au fil du temps de se dégrader. Mais ne s'improvise pas archéologue qui veut: le trésor était enterré, certes, mais dans une strate datée tout au plus du Moyen Age, ce qui finit par susciter la méfiance des services flamands du patrimoine qui, après avoir dénoncé la fraude, ont restitué le trésor à la France.