Depuis quatre ans, le cabinet Deloitte décortique l'impact socioéconomique du football professionnel belge sur notre économie. Les revenus des 24 clubs de la Pro League - divisions 1A et 1B - sont examinés à la loupe dans un rapport qui dresse l'état des lieux de leur bonne ou ma...

Depuis quatre ans, le cabinet Deloitte décortique l'impact socioéconomique du football professionnel belge sur notre économie. Les revenus des 24 clubs de la Pro League - divisions 1A et 1B - sont examinés à la loupe dans un rapport qui dresse l'état des lieux de leur bonne ou mauvaise santé financière. Très attendu, le rapport qui vient de paraître porte sur la saison 2019-2020 dont les dernières semaines ont été entachées par le coronavirus. Même si les playoffs ont dû carrément être annulés l'année dernière, les clubs professionnels s'en sortent relativement bien avec une légère baisse de leur chiffre d'affaires: 373,5 millions d'euros en 2019-2020 contre 378,5 millions la saison précédente. Certes, ils ont enregistré une baisse de 16 millions de revenus sur leur billetterie et d'autres recettes commerciales, mais l'augmentation des primes de l'UEFA pour les clubs belges qui participent aux compétitions européennes (+25%) a quelque peu amorti le choc. Prévenant, le cabinet Deloitte prépare toutefois le terrain pour les prochaines saisons. Dans son rapport, le bureau de conseil indique en effet que la crise sanitaire aura un impact beaucoup plus négatif sur le championnat 2020-2021 (qui s'est disputé dans des stades vides) et même sur la future saison 2021-2022. La baisse de revenus devrait alors se situer entre 80 et 120 millions d'euros pour les 24 clubs de la Pro League.