Inquiétant. Tel est le mot qui vient à l'esprit à la lecture de l'enquête conduite par la KU Leuven et IDEWE, le service externe pour la prévention et la protection au travail : 1.001 travailleurs issus de six secteurs (autorités, soins de sant...

Inquiétant. Tel est le mot qui vient à l'esprit à la lecture de l'enquête conduite par la KU Leuven et IDEWE, le service externe pour la prévention et la protection au travail : 1.001 travailleurs issus de six secteurs (autorités, soins de santé, services, industrie, enseignement et commerce) ont rempli fin de l'année dernière un questionnaire concernant le cyberharcèlement au travail. Par cyberharcèlement, on entend tout acte négatif dans les relations de travail qui se produit via des canaux numériques. Il peut être personnel (diffuser des ragots), professionnel (critiquer le travail) ou d'intrusion (partager des informations personnelles d'autrui). L'enquête révèle que quasi un travailleur belge sur 10 (9 %) a été confronté au moins deux fois par semaine à du cyberharcèlement personnel ou professionnel et a été victime d'au moins une intrusion au cours des six derniers mois. Les cas les plus fréquents ? Ignorer les e-mails (32 %), retenir des dossiers ou des fichiers pour entraver le travail (9,6 %), critiquer le travail via des outils numériques (8,7 %), etc. Les conséquences sont objectivées dans l'étude : épuisement mental, implication et satisfaction moindres au travail et départ de l'entreprise.