Des clubs sportifs ou des associations du Limbourg servent-ils de paravent à des associations criminelles pour blanchir de l'argent ou écouler de la drogue ? Le parquet provincial le pense et, pour en avoir le coeur net, vient de demander par écrit à 42 autorités communales s...

Des clubs sportifs ou des associations du Limbourg servent-ils de paravent à des associations criminelles pour blanchir de l'argent ou écouler de la drogue ? Le parquet provincial le pense et, pour en avoir le coeur net, vient de demander par écrit à 42 autorités communales si elles n'ont rien remarqué de louche sur leur territoire. Par exemple, un club sportif, une ASBL, une fanfare, etc., dont le financement leur paraîtrait suspect. Quatre d'entre elles ont déjà répondu de manière positive. Il s'agit bien entendu d'une perception, d'un ressenti, qui ne correspond pas nécessairement à la réalité. Le but de l'opération, explique Bruno Coppin, porte-parole du parquet limbourgeois, est de mettre en carte, avec la collaboration d'ARIEC Limbourg, toutes les situations suspectes. Lancés en 2017 par le N-VA Jan Jambon, alors ministre de l'Intérieur, ces centres d'information et d'expertise (ARIEC) ont pour mission d'épauler les autorités locales dans leur lutte contre la criminalité organisée. L'université d'Hasselt participera vraisemblablement à cette campagne, tout comme l'université de Tilburg l'a fait dans une enquête semblable menée aux Pays-Bas. Dans une commune sur trois, des " bienfaiteurs " y agissaient masqués. L'enquête limbourgeoise sera bouclée d'ici la fin de l'année et devrait, affirme Bruno Coppin, entraîner l'ouverture d'instructions judiciaires.