Toujours pas de répit dans l’immobilier

© BELGAIMAGE

Le dernier baromètre des notaires sur les transactions immobilières n’enregistre toujours aucun fléchissement, tant dans les prix que dans le nombre d’opérations effectuées.

Les experts s’attendaient, sur base de l’indice Trevi qui indiquait un fléchissement de l’augmentation des prix et des retours du terrain qui évoquaient un calme relatif, à ce que le baromètre trimestriel des notaires indique une phase de décrue sur le marché immobilier. Il n’en est rien! Ces neuf derniers mois, les transactions ont continué de grimper: + 20,4% par rapport à 2020 et, plus symptomatique, + 16,2% par rapport à 2019, dernière année normale avant la pandémie. Toutes les Régions sont logées à la même enseigne ou quasi: + 21,3% en Flandre (par rapport à 2020), + 16,1%à Bruxelles et + 19,7% en Wallonie.

Poursuivant sur sa lancée des derniers mois, c’est dans la province de Luxembourg que la hausse est la plus marquée, avec 26% de transactions supplémentaires ces neuf derniers mois. Question prix, malgré une forte inflation, la hausse reste bien sensible, selon la Fédération du notariat (Fednot). Le prix moyen d’une maison (hors frais) est passé à 295.637 euros, soit une hausse de 6,6% (5% hors inflation). Pour un appartement, ce même prix atteint désormais 256.689 euros, soit une augmentation de 5% (3% hors inflation). Il est à noter que les terrains à bâtir connaissent, eux, une augmentation à deux chiffres, des biens plus difficiles à vendre avant la crise sanitaire.

Quant à l’avenir, Fednot voit trois éléments capables d’influer tant sur le prix que sur le nombre de transactions. Primo, l’obligation bancaire de procéder à une expertise avant d’octroyer un prêt. Deuzio, la baisse des droits d’enregistrement en Flandre de 6 à 3%. Ces deux éléments entrent en vigueur au 1er janvier. Tertio, la possible remontée des taux hypothécaires sous l’influence de l’inflation croissante.

Vous avez repéré une erreur ou disposez de plus d’infos? Signalez-le ici

Partner Content