Sa vente prévue le 21 novembre à Paris d'une couverture inédite du Lotus bleu pour un prix estimé à 2 à 3 millions d'euros suscite la controverse: elle est contestée par Nick Rodwell qui voudrait la faire rapatrier au musée Hergé de Louvain-la-Neuve. Tintin, c'est comme Elvis Presley ou Pic...

Sa vente prévue le 21 novembre à Paris d'une couverture inédite du Lotus bleu pour un prix estimé à 2 à 3 millions d'euros suscite la controverse: elle est contestée par Nick Rodwell qui voudrait la faire rapatrier au musée Hergé de Louvain-la-Neuve. Tintin, c'est comme Elvis Presley ou Picasso: personnage dépassant de loin son champ initial d'action - la bande dessinée -, il possède une aura mondiale, toujours sous le feu de l'actualité. Quatre-vingt-neuf ans après l'apparition de planches en noir et blanc de Tintin en Amérique dans Le Petit Vingtième, les Editions Moulinsart en proposent ainsi une nouvelle version habilement colorisée, tenant compte des aplats originaux, jonglant avec des teintes subtiles et riches. Une démarche que le spécialiste Philippe Goddin traite dans Tintin et les Américains, ouvrage d'envergure qui suit à la trace la pensée et les voyages d'Hergé pour ses albums se déroulant outre-Atlantique, et paru également aux Editions Moulinsart. Celles-ci collaborent par ailleurs forcément au sixième numéro du mook Tintin, c'est l'aventure, coédité avec la revue Géo, s'intéressant ici Aux frontières de l'étrange. On y découvre toujours ce mélange de planches de Tintin, de croquis et archives rares voire inédites d'Hergé, mais aussi d'invitations faites à autrui. Ici, c'est Erik Orsenna exposant son choc lorsqu'il découvrit Tintin. Là, c'est Jacques de Loustal alignant un somptueux carnet de voyage.