En terminant le Bridgestone Invitational à une remarquable quatrième place, Thomas Pieters a pleinement confirmé son statut de grand espoir du golf mondial. En tête au départ du dernier tour, l'Anversois aurait aimé, bien sûr, remporter ce tournoi comptant pour les championnats du monde WGC et devenir le premier joueur belge de l'histoire à s'imposer sur le circuit professionnel américain. Mais il n'a pas réussi à élever suffisamment son niveau de jeu et a dû finalement laisser le titre au Japonais Hideki Matsuy...

En terminant le Bridgestone Invitational à une remarquable quatrième place, Thomas Pieters a pleinement confirmé son statut de grand espoir du golf mondial. En tête au départ du dernier tour, l'Anversois aurait aimé, bien sûr, remporter ce tournoi comptant pour les championnats du monde WGC et devenir le premier joueur belge de l'histoire à s'imposer sur le circuit professionnel américain. Mais il n'a pas réussi à élever suffisamment son niveau de jeu et a dû finalement laisser le titre au Japonais Hideki Matsuyama, impérial sur le parcours du Firestone CC à Akron (Ohio). En réalité, il ne manque plus grand-chose au n°1 belge pour une consécration au plus haut niveau. Il a le talent, la puissance, l'ambition. Il lui faudrait juste, peut-être, un peu plus de lucidité dans les moments importants et une meilleure gestion du temps pour franchir un nouveau palier. A Akron, sur un parcours de légende qui a consacré huit fois le grand Tiger Woods, Pieters a très bien joué durant trois jours, touchant 75 % des greens en régulation et dominant clairement ses adversaires. Mais, un peu trop impatient, il n'a pu reproduire le même schéma lors de la dernière journée. Certes, Matsuyama (qui signa une carte phénoménale de 62) était intouchable. Mais à l'évidence " Young Pieters " espérait mieux terminer. A force de toujours chercher la perfection, il se met une pression supplémentaire. C'est sa seule petite faiblesse. Car pour le reste, le jeune homme - 25 ans - brûle les étapes à un rythme endiablé. Depuis le début de l'année, il a déjà gagné plus de 1,5 million d'euros sur les greens et fait désormais partie du Top 10 à la Race to Dubaï, l'équivalent de l'ordre du mérite européen. Et ce n'est pas fini ! Dès cette semaine, les stars du swing se retrouvent en effet au PGA Championship, dernier tournoi du Grand Chelem de la saison qui se dispute sur le diabolique parcours de Quail Hollow, à Charlotte (Caroline du Nord). Ceinturé par un rough épais et des obstacles d'eau, il s'agit d'un terrain très exigeant à tous les niveaux. Le trou n°18 (par 4 de 450 mètres), balisé par un ruisseau et de nombreux bunkers, est considéré comme l'un des plus difficiles des Etats-Unis. Mais Thomas Pieters est un homme de défi. Sur sa lancée d'Akron, il se présentera sur le tee n°1 dans la peau du parfait outsider. En avril, lors du Masters d'Augusta, il avait déjà terminé à la quatrième place, affichant au grand jour ses prétentions à la planète golf. Il veut encore faire mieux cette fois et prouver qu'il a définitivement les moyens de ses grandes ambitions. Miguel Tasso