Thomas Pieters se met à l'heure américaine. En l'espace de deux mois, le champion anversois va disputer six tournois de l'autre côté de l'Atlantique. Il participera successivement au Genesis Open de Los Angeles, au Honda Classic à Palm Beach Gardens, au WGC de Mexico, au WGC d'Austin, à l'Open de Houston avant, bien sûr, le Masters d'Augusta.
...

Thomas Pieters se met à l'heure américaine. En l'espace de deux mois, le champion anversois va disputer six tournois de l'autre côté de l'Atlantique. Il participera successivement au Genesis Open de Los Angeles, au Honda Classic à Palm Beach Gardens, au WGC de Mexico, au WGC d'Austin, à l'Open de Houston avant, bien sûr, le Masters d'Augusta. Formé à l'Université de l'Illinois, Thomas Pieters jouera sans doute un jour à plein temps sur le PGA Tour. Au contraire de Nicolas Colsaerts, qui ne s'est jamais adapté à la vie quotidienne made in USA, il apprécie la mentalité américaine. Mais, pour l'heure, cet exil n'est pas d'actualité. " L'European Tour reste mon circuit de référence. Cela ne m'empêchera pas de prendre régulièrement part, grâce à mon classement, à des tournois aux Etats-Unis ", résume le n°1 belge. Actuellement pointé à la 36e place du ranking mondial, Young Pieters se sent des fourmis dans les jambes. Il n'a plus remporté de tournoi officiel depuis son succès au Danemark en août 2016. Obsédé par les victoires, il veut mettre fin, au plus tôt, à cette disette ! " Il est capable de tous les exploits. Son potentiel n'a pas de limites. Il fait partie des meilleurs joueurs du monde dans tous les secteurs : technique, physique et mental. Pour moi, il peut parfaitement remporter, cette année, son premier titre en Grand Chelem ", confirme son coach Jérôme Theunis. Ce dernier travaille spécifiquement le putting avec Thomas Pieters depuis quelques mois à peine. " Je n'ai jamais vu un joueur s'entraîner avec une telle intensité. Sa concentration est maximale. Il joue chaque balle comme si c'était sa dernière. C'est réellement impressionnant. " Certains observateurs reprochent à Pieters son ultra-perfectionnisme qui se traduit parfois, sur le parcours, par des gestes de mauvaise humeur ou une certaine arrogance. Un peu comme s'il ne supportait pas la moindre erreur ou qu'il était allergique au bogey. " Cela fait partie de son caractère. Il veut toujours tirer le meilleur de lui-même. Il repousse sans cesse ses limites. En réalité, il ose dire haut et fort qu'il veut être le numéro un. C'est le propre des vrais champions ", résume Michel Vanmeerbeek, coach de référence du golf belge. On se souvient que l'an passé, pour sa première participation au Masters, Thomas Pieters avait terminé à la quatrième place, une performance exceptionnelle pour un rookie d'Augusta. Il ne cachait pourtant pas sa déception après le tournoi. " Ce n'était pas ma semaine ! ", avait-il même déclaré. Voilà qui résume parfaitement l'état d'esprit de ce joueur qui cultive à l'infini son tempérament de winner. En 2017, après un début de saison remarquable qui l'avait hissé à la 23e place de la hiérarchie mondiale, Pieters avait connu un petit coup de mou, lié à quelques soucis personnels. Il veut en 2018 franchir de nouveaux paliers, avec la Ryder Cup en point de mire.