"Une expérience... Un spectacle hyper-concret mais carrément métaphysique... Une union artistique incroyable qui donne des frissons." Voilà quelques-unes des nombreuses opinions suscitées par ce spectacle original, charnel et hautement chorégraphié. D...

"Une expérience... Un spectacle hyper-concret mais carrément métaphysique... Une union artistique incroyable qui donne des frissons." Voilà quelques-unes des nombreuses opinions suscitées par ce spectacle original, charnel et hautement chorégraphié. Dans la tradition juive, le Golem est un être humanoïde, généralement fait d'argile. Les deux acteurs principaux n'ont pas choisi le nom de leur spectacle au hasard puisqu'il occupe la scène avec ce qui définit cette étrange créature: Julien Carlier (également metteur en scène) chorégraphie la danse et son propre corps autour d'un façonneur d'argile, interprété par Mike Sprogis. Un dialogue qui ressemble parfois à un combat où chacun prendrait l'option de conquérir le plus de territoire tout en se frottant à l'autre. Il s'agit de théâtre au sens le plus contemporain, là où la porosité amène de vraies surprises visuelles. Et pas seulement visuelles, puisque la musique signée Simon Carlier trouve la distance exacte entre la nécessaire dramatisation théâtrale et une B.O. aux allures volontiers fantastiques. Le teaser d'un peu moins de deux minutes sur le site du Théâtre de Namur donne en tout cas envie de se déplacer.