L'été est chaud et sec, ce qui n'a rien d'anecdotique pour le château du Karreveld qui propose du théâtre en plein air jusqu'à la fin septembre. D'ailleurs, le festival qui s'installe depuis 20 ans dans le " Haut-Molenbeek " n'a que très exceptionnellement annulé une représentation pour cause de météo. L'édition 2018 en compte 70, pour une vingtaine de spectacles différents, dont Sunset Boulevard. Cette pièce qui se jouera jusqu'au 31 ...

L'été est chaud et sec, ce qui n'a rien d'anecdotique pour le château du Karreveld qui propose du théâtre en plein air jusqu'à la fin septembre. D'ailleurs, le festival qui s'installe depuis 20 ans dans le " Haut-Molenbeek " n'a que très exceptionnellement annulé une représentation pour cause de météo. L'édition 2018 en compte 70, pour une vingtaine de spectacles différents, dont Sunset Boulevard. Cette pièce qui se jouera jusqu'au 31 août doit bien sûr son titre au célèbre film noir de 1950 réalisé par Billy Wilder. Noir parce qu'il met en scène la désespérance d'une ancienne star du muet cloîtrée dans sa villa fantomatique de Los Angeles et qui voit dans un scénariste à la peine l'instrument d'un improbable come-back cinématographique. Ce long métrage marquant inspirera au début des années 1990 une comédie musicale dont la musique est signée Andrew Lloyd Webber, célèbre depuis son Jesus Christ Superstar de 1970. La version bruxelloise reprend la bande originale de Webber et adapte le script en français - une première mondiale - dans une mise en scène de Jack Cooper et Simon Paco. L'actrice flamande chevronnée Anne Mie Gils interprète la diva alors que l'écrivain opportuniste est joué par Gaétan Borg, déjà vu dans les spectacles Flashdance The Musical et Dirty Dancing.Parmi les autres offres du festival, on pointe L'entrée du Christ à Bruxelles. Cette pièce du Flamand Dimitri Verhulst, auteur de La merditude des choses, pose un regard corrosif et drôle sur la Belgique, Eric de Staercke en assumant tous les rôles (27 et 28 juillet). Belgitude encore avec L'être ou ne pas l'être, où une troupe de comédiens bruxellois revisite Shakespeare " avec un soupçon de Monty Python " , ce qui ne peut pas réellement nuire (31 juillet). Décalage belge toujours avec Bruno Coppens est loverbooké où l'humoriste décide de léguer son corps à la " séance " , celle du théâtre évidemment (27 août). Et, un peu à contre-emploi de ses habitudes au sein du Magic Land, Patrick Chaboud propose L'hôtel de la dernière chance, huis clos tendu dans le Paris de mai 1944, alors que la guerre touche à sa fin (10 août).