La Mini est une adepte de la chirurgie plastique. Elle cherche à tout prix à conserver la silhouette de ses débuts, celle de la fin des sixties. Bien sûr, avec le temps, la Mini a grossi de partout. Mais elle a su conserver ses proportions. Et son charme. La dernière génération remonte à 2014 et a subi un premier lifting courant 2018.
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La Mini est une adepte de la chirurgie plastique. Elle cherche à tout prix à conserver la silhouette de ses débuts, celle de la fin des sixties. Bien sûr, avec le temps, la Mini a grossi de partout. Mais elle a su conserver ses proportions. Et son charme. La dernière génération remonte à 2014 et a subi un premier lifting courant 2018. Cette année, la famille (versions trois et cinq portes, plus la Cabrio) passe à nouveau sur le billard. Mais vu que les Mini continuent à séduire un large public, leurs traits sont à peine retouchés. Les possibilités de personnalisation sont encore plus nombreuses qu'avant, mais toujours facturées en option, comme la plupart des autres équipements... Car le principe n'a pas changé: une Mini se façonne à la carte et sans compter. Et les aspects pratiques restent limités. Surtout dans le cas de la version cabriolet, au coffre rikiki et peu accessible. Les dossiers du second rang peuvent heureusement se rabattre pour agrandir la soute, sacrifiant alors les deux petites places arrière. La nouvelle suspension pilotée (option) nous a semblé moins cassante que l'ancienne: bien que toujours ferme, elle se prête mieux au jeu de la balade décontractée sous le soleil. La capote en toile se plie et se déplie de manière entièrement automatique. L'opération peut s'effectuer en roulant, mais jusqu'à 30 km/h seulement. Le parebrise droit forme un écran qui nous protège bien du vent. Et la capote dispose toujours de l'originale fonction "toit ouvrant", qui permet de n'ouvrir que la partie avant de la toile sur 40 centimètres, pour un léger rafraîchissement. On retrouve aussi avec plaisir la tenue de route agile du modèle, ainsi qu'un assez large choix de moteurs. Ceux-ci sont "coupleux", mais peu enthousiasmants à haut régime. Au terme de cet essai, on retiendra que la Mini est certes toujours fort chère et peu pratique, mais qu'elle reste, surtout en Cabrio, une voiture vivante et attachante, sans réelle concurrence directe. Un engin qui vieillit particulièrement bien.