Exploité par le groupe Vinci, l'aéroport St-Exupéry à Lyon est en forte croissance. Deuxième aéroport régional français, il a, comme toutes les autres plateformes du secteur, un souci de places de parking, jamais assez nombreuses ou proches de l'aérogare. Ses responsables ont donc planché sur la question et viennent de mettre en service leur solution. Elle s'appelle Stan ...

Exploité par le groupe Vinci, l'aéroport St-Exupéry à Lyon est en forte croissance. Deuxième aéroport régional français, il a, comme toutes les autres plateformes du secteur, un souci de places de parking, jamais assez nombreuses ou proches de l'aérogare. Ses responsables ont donc planché sur la question et viennent de mettre en service leur solution. Elle s'appelle Stan : un robot électronique, croisement entre R2D2 et un chariot-élévateur. Avec trois de ses congénères, il gère le parking longue durée du site. Grâce au code reçu lors de la réservation, le client peut garer sa voiture dans un box et repartir avec ses clés. Derrière, dans une zone qui leur est réservée, les robots entrent en action. Munis de capteurs qui évaluent le poids et la taille du véhicule, ils soulèvent ses roues. Grâce à un système d'optimisation basé sur l'intelligence artificielle, ils vont le garer plus loin, sur un emplacement où chaque voiture peut être est collée l'une à l'autre. Au retour du client, en fonction des informations de vol données lors de la réservation, le robot ira chercher le véhicule et le replacera dans l'un des box. Ce système a plusieurs avantages. Il permet au voyageur de garer sa voiture en quatre minutes et de la récupérer en une. Et la gestion des voitures en fonction de la durée de leur présence permet d'augmenter la capacité du parking. Mis en service la semaine dernière, le système rassemble pour l'instant les voitures par file de quatre, mais il est paramétré pour être capable de gérer jusqu'à 10 véhicules par file. L'objectif avoué est de faire passer les 500 places de parking initiales à 6.000 dans le même espace. Créés par Stanley Robotics, une start-up parisienne, les robots, en cas d'expérience concluante, sont appelés à essaimer dans les 46 autres aéroports gérés par Vinci. A commencer par celui de Gatwick, près de Londres.