Il y a deux options pour quiconque veut découvrir le château de Seneffe. L'une est de s'attarder dans son parc et ses jardins. L'autre est de visiter le bâtiment lui-même, devenu musée de l'orfèvrerie de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La première est gratuite et c...

Il y a deux options pour quiconque veut découvrir le château de Seneffe. L'une est de s'attarder dans son parc et ses jardins. L'autre est de visiter le bâtiment lui-même, devenu musée de l'orfèvrerie de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La première est gratuite et conseillée qu'importe la saison. Ce domaine dessiné au 18e siècle dans un style néoclassique pour l'homme d'affaires Julien Depestre est en effet, depuis son rachat par la Communauté française en 1980, une vaste étendue où alternent espaces soigneusement entretenus et parties plus sauvages, et où l'on croise sculptures et autres oeuvres d'art qui théâtralisent en douceur le décor. C'est aussi visuellement plaisant que reposant. La seconde visite, payante et soumise aux nouvelles mesures anti-Covid-19, permet de découvrir l'exposition Le triangle d'or. Soit l'exploration de la société des Lumières en pleine effervescence créatrice via des objets, outils, décors, tableaux et, bien évidemment, pièces d'orfèvrerie, dans une scénographie profitant pleinement du bâtiment qui s'ouvre sur le parc, avec une utilisation maximale des clairs-obscurs. Signalons que jusqu'à nouvel ordre, la très jolie brasserie de l'Orangerie et le salon Saveurs des lumières, restent fermés. Comme pratiquement l'ensemble de l'horeca au sein des musées belges.