L'agence de notation Moody's vient de rendre son bulletin de santé sur notre système financier. En gros, il est bon : Moody's conserve sa perspective " stable " sur notre système bancaire, conséquence de la bonne santé de l'économie. L'agence de notation s'attend en effet à une croissance de 1,5 % pour cette année et...

L'agence de notation Moody's vient de rendre son bulletin de santé sur notre système financier. En gros, il est bon : Moody's conserve sa perspective " stable " sur notre système bancaire, conséquence de la bonne santé de l'économie. L'agence de notation s'attend en effet à une croissance de 1,5 % pour cette année et l'an prochain, contre 1,2 % en 2016. Elle prévoit un taux de chômage qui passera à 6,5 % l'an prochain, alors qu'il était encore à 7,9 % en 2016. Tout cela conforte évidemment la situation financière des ménages, et donc des banques qui leur font crédit. " Ces perspectives rassurantes reflètent la croissance régulière de l'économie, ce qui augmente pour les banques la possibilité de faire des affaires, et supporte la qualité et la stabilité de leur portefeuille de crédits ainsi que leur capital ", observe Guillaume Lucien-Baugas, vice-président et senior analyst chez Moody's, qui précise que ce contexte économique favorable devrait doper la production de crédits ces 12 prochains mois. Par ailleurs, nos banques, au contraire de leurs consoeurs italiennes, ne souffrent pas de problème de prêts toxiques : les prêts " non performants " (c'est-à-dire à problème) des cinq plus grandes banques du pays représentaient 3,9 % du total en 2016, et ce pourcentage devrait, selon Moody's, tomber à 3,7 % d'ici environ un an. Seul point noir, finalement : la persistance de taux d'intérêt très peu élevés. Cela pèse toujours plus sur la marge d'intérêt et sur les revenus d'intérêt, qui représentent les deux tiers des revenus des établissements bancaires du pays. P-H. T.