Les chiffres annuels de 2016 confirment ce que nous savions depuis un certain temps, en l'occurrence que le potentiel de croissance de cet important producteur de solutions hygiéniques pour bébés, femmes et seniors est actuellement en sommeil. La croissance comparable du chiffre d'affaires (CA) s'est en effet limitée l'an dernier à 0,2 %. Au niveau du groupe, Ontex a cependant affiché une hausse de son CA de 18 %, à 1,993 milliard d'euros, légèrement mieux que les prévisions des analystes de 1,991 million d'euros.
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Les chiffres annuels de 2016 confirment ce que nous savions depuis un certain temps, en l'occurrence que le potentiel de croissance de cet important producteur de solutions hygiéniques pour bébés, femmes et seniors est actuellement en sommeil. La croissance comparable du chiffre d'affaires (CA) s'est en effet limitée l'an dernier à 0,2 %. Au niveau du groupe, Ontex a cependant affiché une hausse de son CA de 18 %, à 1,993 milliard d'euros, légèrement mieux que les prévisions des analystes de 1,991 million d'euros. À l'automne 2015, les analystes félicitaient Ontex pour son acquisition du groupe mexicain Grupo Mabe. Celui-ci vend 60 % de ses produits au Mexique. Le solde se répartit principalement sur le continent américain, et même en grande partie aux États-Unis. L'intégration de Grupo Mabe est un succès, mais la victoire de Donald Trump aux élections a ramené l'action sous 25 euros en novembre (sommet de 32,8 euros l'an dernier). Le peso mexicain a déjà pris la raclée, amputant le CA d'Ontex de près de 47 millions d'euros en 2016. Les cours de change ont eu un impact négatif de 1,5 %. En 2016, le cash-flow opérationnel réalisé sur les activités ordinaires (REBITDA) a totalisé 248,7 millions d'euros, en ligne avec le consensus, et il sous-entend une hausse légèrement plus marquée que celle du CA (+18,9 % contre 18 % pour le CA). La rentabilité s'est donc améliorée, jusqu'à une marge de REBITDA de 12,5 % (12,4 % en 2015). Le groupe flamand Ontex, fondé par la famille Van Malderen, est revenu en Bourse en juin 2014. Jusqu'à récemment, il avait effectué un parcours sans faute, avec une hausse de cours portant sa capitalisation à plus de 2 milliards EUR, ce qui lui a valu d'entrer dans l'indice BEL20. Sa réintroduction en Bourse - le groupe avait déjà été coté entre 1998 et 2003 - l'a aidé à alléger sa lourde charge de dette et à repartir sur la voie de la croissance externe (endettement net de 664,9 millions d'euros au 31/12). Juste avant de publier ses résultats annuels, le groupe a confirmé la finalisation de la reprise de la division Hygiène personnelle de la chaîne brésilienne Hypermarcas à une valeur d'entreprise (EV) de 286 millions d'euros. Au cours des 12 derniers mois, la " proie " a réalisé un CA de 343 millions d'euros. Pour financer cette acquisition, Ontex a levé 221 millions d'euros au travers de l'émission de nouveaux titres à 29,5 euros, ce qui représente 4 % de réduction sur le cours de Bourse. L'utilisation croissante de produits hygiéniques jetables dans les pays émergents est un premier pôle de croissance important pour Ontex. Le vieillissement de la population en Europe occidentale pousse en outre la croissance du segment des produits pour incontinents. Manquant de visibilité sur les perspectives pour 2017, la direction est restée plutôt vague. À 15,5 fois le bénéfice attendu cette année et selon un rapport attendu EV/EBITDA de 10 pour 2017, l'action n'est pas vraiment bon marché compte tenu des perspectives floues pour cette année. À plus long terme cependant, les acquisitions d'Ontex en Amérique latine lui offrent un potentiel de croissance indéniable. GBL détient à présent 20 % de son capital. Le conseil peut donc être relevé. Conseil : digne d'achat Risque : moyen Rating : 1B Paru sur initiedelabourse.be le 23 mars GBL A RENFORCÉ SA PARTICIPATION DANS ONTEX À 20 %.