Depuis juillet, installé dans une ancienne pompe à essence située à l'entrée de Gand - derrière le célèbre Pakhuis - et rachetée en 2019 par Dimitri De Cuyper, Bar Bask fait carton plein (la réservation est obligatoire). Confiée à son gendre Sam D'Huyvetter (l'ancien chef de la Brasserie Boulevard à Sint-Martens-Latem), l'adresse est un condensé de branchitude.
...

Depuis juillet, installé dans une ancienne pompe à essence située à l'entrée de Gand - derrière le célèbre Pakhuis - et rachetée en 2019 par Dimitri De Cuyper, Bar Bask fait carton plein (la réservation est obligatoire). Confiée à son gendre Sam D'Huyvetter (l'ancien chef de la Brasserie Boulevard à Sint-Martens-Latem), l'adresse est un condensé de branchitude. Soit un bar basque ultra-gourmand qui mise sur des produits d'exception et des vins nature. Produits que l'on choisit dans l'immense banc qui trône au centre du resto et qui seront ensuite cuits au grill par Gilles Bogaert et Jordin Michiels, tandem en provenance de l'ancien restaurant gantois Taxi's. On sent ici l'influence du célèbre Asador Etxebarri au Pays basque espagnol (qui vient de conserver sa troisième place au Fifty Best, tout en décrochant le prix du "choix des chefs"), où le chef Victor Arguinzoniz cuit tout à la braise à la perfection. La formule est simple: on s'assied, on se fait expliquer la carte et on commande tout ce dont on a envie. De toute façon, tout est bon! Avec un verre d'un excellent cidre (4,80 euros) ou de txakoli Astobiza (6,50 euros), on se régale de pintxos (les tapas basques). Comme de sublimes anchois Acière pêchés par un vieux pêcheur de 85 ans dans le golfe de Biscaye (5,50 euros), des huîtres Kara Savi de chez Véronique Gillardeau (19,30 euros les six) ou un joli toast à la sardine brûlée et sauce romesco (3,90 euros). Côté grill, les carabineros (18 euros), énormes crevettes rouges dont on suce la tête avant de se régaler de leur chair délicate et sucrée aussi raffinée que celle du homard, sont une tuerie. Le steak de boeuf Txogitxu (une vache laitière réformée) maturé (27,50 euros) est cuit nickel. A accompagner de classiques patatas bravas (5,50 euros), joliment présentées avec des fleurs de soucis. Dommage que les chefs aient juste un peu la main lourde sur le sel... Ce soir-là, on trouvait aussi une grande spécialité basque: les kokotxas (18 euros). Soit la partie basse du menton du merlu (ou du cabillaud) cuisinée au pil-pil, une sauce à l'ail et à l'huile d'olive liée à la gélatine du poisson. Top! A moins d'opter pour la merguez de poulet maison (14 euros), préparée avec de la volaille de Bresse de la ferme Le Devant (propriété du Pakhuis) et servie avec une sauce au jaune d'oeuf fumé. Pas mal. Tout comme le Sin Rouge 2020 (6 euros le verre/35 euros la bouteille), un tempranillo catalan tout en fruit. Bref, voilà un comptoir basque rock'n'roll quasi imparable. Vivement qu'il donne des idées et fasse des petits!