David Ducheyne, titulaire d'un master en psychologie, a exercé une série de fonctions RH, notamment chez Alcatel, Henkel et CNH Industrial (Case New Holland), avant d'entrer chez Securex en 2007. Membre du comité de direction de Securex, il est étroitement associé aux décisions importantes. En outre, il continue à peser sur la scène RH avec divers livres. En 2013, avec son collègue Frank Vander Sijpe, il publie Mon emploi, un travail sur mesure à propos de la nécessité d'une politique durable en matière d'employabilité des travailleurs. Dans son dernier livre, Le leadership durable (éditions La Charte, 2016), il souligne qu'un responsable RH est dépendant de la q...

David Ducheyne, titulaire d'un master en psychologie, a exercé une série de fonctions RH, notamment chez Alcatel, Henkel et CNH Industrial (Case New Holland), avant d'entrer chez Securex en 2007. Membre du comité de direction de Securex, il est étroitement associé aux décisions importantes. En outre, il continue à peser sur la scène RH avec divers livres. En 2013, avec son collègue Frank Vander Sijpe, il publie Mon emploi, un travail sur mesure à propos de la nécessité d'une politique durable en matière d'employabilité des travailleurs. Dans son dernier livre, Le leadership durable (éditions La Charte, 2016), il souligne qu'un responsable RH est dépendant de la qualité des dirigeants. " Les dirigeants font la différence et créent le contexte où il est possible de travailler durablement ", observe-t-il. " Je pense que nous devons revenir aux fondamentaux des RH. Pour moi, cela signifie se concentrer sur la capacité et la disponibilité des individus à créer de la valeur de manière durable. Nous devons offrir aux gens des expériences qui les aident non seulement à travailler aujourd'hui de manière utile, mais aussi à être capables demain de poursuivre des activités utiles. Je prends deux exemples. Nous faisons régulièrement un sondage sur l'état d'esprit de nos équipes pour cerner leurs préoccupations. Les résultats sont bons. Deux fois par an, nous réalisons une évaluation approfondie des perceptions. C'est là-dessus que nous basons notre politique du bien-être, notre stratégie RH en général et nos initiatives en matière d'employabilité durable. Chez Securex, entre 6 et 10 % du personnel changent de poste chaque année. Ce ne sont pas uniquement des promotions. Il y a beaucoup de mouvements latéraux et aussi des destitutions. Il faut sans cesse continuer à apprendre pour être employable. Le changement fait du bien. " La durabilité, c'est aussi investir dans le développement intergénérationnel, souligne le chief people officer de Securex. " Dans notre secteur, les gens doivent se former en permanence. On voit que ce n'est pas toujours évident. L'environnement évolue tellement vite. Mais nous devons nous y faire. Les heures de formation par collaborateur augmentent. Et pas seulement pour les formations techniques. Nous investissons aussi dans les compétences générales, le leadership et la santé. Depuis deux ou trois ans, il est possible de travailler, sous certaines conditions, jusqu'à 67 ans. Il n'y a pas de ruée sur ce dispositif, mais il y a quand même des gens qui veulent et peuvent travailler au-delà de 65 ans. " Les fusions et acquisitions sont un bon test pour la durabilité. Et sur ce plan, Securex peut se targuer d'un beau résultat, estime David Ducheyne. En décembre 2015, Securex a décidé de fusionner les activités de sa mutuelle avec Partenamut et Partena Ziekenfonds. " Nous avons été clairs à ce propos : il fallait que le personnel de Securex y trouve un avantage en matière d'emploi et d'employabilité, même s'il n'est pas évident de transférer toute une activité dans une autre organisation. C'est très perturbant pour les collègues. Nous avons énormément investi dans la communication et l'accompagnement, en lien avec les collègues de Partena. La fusion s'est très bien déroulée. Depuis le 1er janvier 2017, tous les salariés de la mutualité libre Securex travaillent chez Partena. " ALAIN MOUTON