Le British Open, qui débute ce jeudi, est au golf ce que Wimbledon est au tennis: une grand-messe, mélange d'histoire et de tradition. Et quel plus bel endroit pour fêter son 150e anniversaire que le Old Course de St.Andrews, berceau et temple de la discipline? A l'heure où le golf mondial traverse la plus grave crise existentielle de l'ère moderne avec le schisme créé par le circuit saoudien dissident (le LIV Golf Invitational), ce retour aux sources s'érige en véritable symbole.
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Le British Open, qui débute ce jeudi, est au golf ce que Wimbledon est au tennis: une grand-messe, mélange d'histoire et de tradition. Et quel plus bel endroit pour fêter son 150e anniversaire que le Old Course de St.Andrews, berceau et temple de la discipline? A l'heure où le golf mondial traverse la plus grave crise existentielle de l'ère moderne avec le schisme créé par le circuit saoudien dissident (le LIV Golf Invitational), ce retour aux sources s'érige en véritable symbole. Le Old Course a accueilli son premier Open en 1873, couronnant le champion local Tom Kidd. Depuis, il a été l'hôte de l'évènement à 29 reprises, sacrant la plupart des grands champions comme Jack Nicklaus, Bobby Jones, Severiano Ballesteros et bien sûr Tiger Woods. L'ancien n°1 mondial a soulevé la Claret Jug à St.Andrews en 2000 (avec un score phénoménal de -19) et en 2005. Et s'il remettait le couvert cette année? Malgré un genou toujours fragile, le "Tigre" a fait le voyage dans La Mecque du swing et ce n'est forcément pas pour y faire de la figuration. Plat, plutôt court, très stratégique, le parcours est cousu sur mesure pour son style de jeu. Et il en connaît, bien sûr, tous les pièges. Pour gagner sur le mythique links écossais, il n'est pas nécessaire de sortir les muscles et de frapper des drives supersoniques. Il faut faire preuve de subtilité pour éviter les fameux pot bunkers, dompter le vent pour ne pas fréquenter le rough et, surtout, maîtriser des greens diaboliques aux mille et une pentes. Bref, user de son expérience et de son talent. Alors, pourquoi ne pas imaginer un nouvel exploit? Ceci dit, ce ne sont pas les prétendants qui manquent sur le tee numéro un. Lauréat du récent US Open, l'Anglais Matthew Fitzpatrick rêve d'offrir à son pays sa première Claret Jug depuis 1992 et la victoire de Nick Faldo. Le Nord-Irlandais Rory McIlroy respire la forme et ambitionne de mettre fin à huit longues années sans le moindre titre majeur. L'Espagnol Jon Rahm, l'Australien Cameron Smith et le Norvégien Viktor Hovland ont des fourmis dans le swing. Et les Américains ont débarqué pleins d'ambitions, à l'image de Colin Morikawa (tenant du titre), de Scottie Scheffler (n°1 mondial), de Justin Thomas (lauréat du PGA Championship) ou de Xander Schauffele (vainqueur de l'Open d'Ecosse dimanche dernier). Et comme de coutume, de nombreux outsiders sont en embuscade! Bref, tout est en place pour la grande fête du golf avec, en prime, une météo idéale: du soleil pour la carte postale et du vent pour compliquer le challenge!