Traditionnel indicateur de l'activité immobilière belge, le baromètre des notaires du premier trimestre 2022 est sorti la semaine dernière. Il indique clairement une mise en sourdine de l'activité frénétique connue l'an dernier. Certes, le nombre de transactions a encore augmenté de 2,2% par rapport à la même pé...

Traditionnel indicateur de l'activité immobilière belge, le baromètre des notaires du premier trimestre 2022 est sorti la semaine dernière. Il indique clairement une mise en sourdine de l'activité frénétique connue l'an dernier. Certes, le nombre de transactions a encore augmenté de 2,2% par rapport à la même période en 2021 mais cette hausse est portée uniquement par le mois de janvier (+8,9%). Février et mars ont marqué le pas (-0,4% et -1,5%). Une baisse imputable à de nombreux facteurs: hausse des taux hypothécaires plus élevée sur le terrain que ce qui est annoncé, baisse de confiance des consommateurs suite à la crise liée à la guerre en Ukraine, hausse du coût des travaux de rénovation, etc. Elle n'est évidemment pas uniforme puisque tant le Hainaut (+6,7%) que le Luxembourg (+8,6%) ont continué sur leur lancée de l'an dernier, certes sur un mode plus mineur. Au premier trimestre, les prix ont continué d'augmenter. Ainsi, celui des maisons a grimpé de 7%, surtout sous la pression flamande. Si on tient compte de l'inflation, par contre, la hausse belge est quasi négligeable. En Wallonie, cette hausse est modérée (2,1%). Et à Bruxelles, c'est même une baisse qui est enregistrée (-2%). Il faut dire que les prix y demeurent très largement plus élevés que dans le reste du pays avec un prix moyen de 532.900 euros (343.000 euros en Flandre, 228.000 en Wallonie). Quant aux appartements, la hausse de leur prix est anecdotique en Flandre (+0,8%) et à Bruxelles (+0,3%). Dopée par le Brabant wallon, elle a, par contre, dépassé les 5% en Wallonie.