Ces derniers mois, le projet d'un TGV fret européen fait son grand retour, du moins en Wallonie. L'idée avait été lancée, voici une dizaine d'années: celle de créer un réseau de TGV fret nocturnes (dont Liege Airport et Roissy Charles De Gaulle auraient été des plaques tournantes) pour rem...

Ces derniers mois, le projet d'un TGV fret européen fait son grand retour, du moins en Wallonie. L'idée avait été lancée, voici une dizaine d'années: celle de créer un réseau de TGV fret nocturnes (dont Liege Airport et Roissy Charles De Gaulle auraient été des plaques tournantes) pour remplacer une partie du trafic par camions généré par les vols cargos. Le réseau devait aussi relier Amsterdam, Londres et l'Allemagne. Le dossier était défendu entre autres par l'ASBL Liège Carex. Malgré une pile d'études réalisées par EY, l'idée a été gelée, faute d'investisseurs. Elle sort aujourd'hui du congélateur avec l'arrivée de Jean-Claude Fontinoy, président de la SNCB, à la présidence de Liege Carex. Le ministre wallon des Aéroports, Jean-Luc Crucke, s'engage lui à investir 60 millions d'euros dans un terminal ferroviaire pour l'aéroport liégeois. Il en faudra cependant plus pour que le projet se concrétise. Certes, Fedex, premier client de Liege Airport, est intéressé, mais il ne veut pas investir dans des rames ni les opérer. Il manque encore beaucoup de maillons: la création d'autres terminaux fret en Europe et au moins un opérateur prêt à acheter des rames. Or, les secteurs ferroviaire et aéroportuaire sont mal en point. Il reste l'espoir d'un coup de pouce des Etats: la Belgique et la France ont récemment proclamé leur volonté de renforcer le fret ferroviaire mais elles n'ont pas encore expliqué comment elles entendent y parvenir.