Dans une rue tranquilled'Ostende, le Mu.ZEE propose, au-delà d'expositions permanentes, une belle collection consacrée à deux fils de la ville : James Ensor et Léon Spilliaert. Mais depuis ce début juillet, un autre espace permanent célèbre l'oeuvre d'un autre Ostendais fameux : R...

Dans une rue tranquilled'Ostende, le Mu.ZEE propose, au-delà d'expositions permanentes, une belle collection consacrée à deux fils de la ville : James Ensor et Léon Spilliaert. Mais depuis ce début juillet, un autre espace permanent célèbre l'oeuvre d'un autre Ostendais fameux : Raoul Servais.Il vient de fêter son 90e anniversaire et une carrière decinéaste d'autant plus originale qu'elle explore, depuis le début des années 1960, l'ensemble des techniques d'animation... quand ce réalisateur particulier ne les invente pas lui-même ! Dans Harpya, court-métrage de 1979, il pratique des trucages permettant l'incrustation de personnages filmés dans des décors de création graphique. Un procédé baptisé " servaisgraphie ", devenu obsolète dans les années 1980-1990 lorsque le numérique etl'infographie ont permis un travail plus immédiat, plus précis. Ce qui n'enlève rien au caractère onirique et fantastique de ses productions, la plus célèbre étant Taxandria, son unique long-métrage, sorti en 1994 : sous influence de surréalistes à la Magritte, collaborant pour l'occasion avec le dessinateur François Schuiten, Raoul Servais yraconte les déambulations d'un jeune prince dans un royaume éternel. Plutôt boudé par le public, le film fera néanmoins l'événement de festivals et permettra au cinéaste de participer en 2003 à Jours d'hiver, moyen-métrage collectif sousproduction japonaise.