Le mois dernier, l'action de cette société biotech belgo-néerlandaise a bondi de plus de 35 %. C'est le résultat de sa publication, le 9 août, de résultats solides pour son étude de phase IIa avec GLPG1690 réalisée auprès de 17 patients souffrant de fibrose pulmonaire idiopathique (FPI), une maladie mortelle. Les deux médicaments actuellement sur le marché, Esbriet de Roche et Ofev de Boehringer Ingelheim, ont produit au premier semestre un chiffre d'affaires conjoint de près d'un milliard de dollars, mais ils se contentent de freiner la progression de la maladie. Les résultats de l'étude précitée démontrent pour leur part une stabilisation prometteuse de la pathologie sur une p...

Le mois dernier, l'action de cette société biotech belgo-néerlandaise a bondi de plus de 35 %. C'est le résultat de sa publication, le 9 août, de résultats solides pour son étude de phase IIa avec GLPG1690 réalisée auprès de 17 patients souffrant de fibrose pulmonaire idiopathique (FPI), une maladie mortelle. Les deux médicaments actuellement sur le marché, Esbriet de Roche et Ofev de Boehringer Ingelheim, ont produit au premier semestre un chiffre d'affaires conjoint de près d'un milliard de dollars, mais ils se contentent de freiner la progression de la maladie. Les résultats de l'étude précitée démontrent pour leur part une stabilisation prometteuse de la pathologie sur une période de traitement de douze mois. Des études auprès d'un plus grand nombre de patients devront naturellement encore démontrer l'efficacité de la molécule. Celle-ci est encore totalement aux mains de Galapagos, et a obtenu la désignation orpheline l'an dernier, tant en Europe qu'aux États-Unis. En juin, Galapagos avait annoncé plusieurs mois de retard dans son programme de recherche sur la mucoviscidose, ce qui lui avait valu un sensible recul de son action. Avec AbbVie, il met au point une trithérapie qui doit s'attaquer à la cause de cette maladie chez 90 % des patients. Une première étude démarrera au quatrième trimestre, les suivantes aux premier et deuxième semestres de 2018. Et la concurrence est rude sur ce marché, car Vertex Pharmaceuticals publiait déjà en juillet de très bons résultats d'étude de phase II sur une de ses trithérapies. Galapagos devra donc publier des résultats encore meilleurs. Ses tests précliniques sont encourageants à cet égard. Avec son partenaire Gilead Sciences, il oeuvre par ailleurs à l'optimisation du potentiel de Filgotinib. Trois études de phases IIb/III sont en cours pour traiter les rhumatismes, la maladie de Crohn et la maladie intestinale chronique colitis ulcerosa, dont les premiers résultats sont attendus au deuxième semestre 2018. Par ailleurs, sept études de phase II sont en cours pour des indications supplémentaires. Fin juillet, son partenaire Servier a acquis les droits de commercialisation en dehors des États-Unis de GLPG1972. Servier a effectué un premier paiement de 6 millions d'euros, et d'autres paiements ultérieurs pourraient porter le montant à 290 millions d'euros, en sus des royalties sur les ventes à venir. GLPG1972 fait l'objet actuellement d'une étude de phase Ib auprès de patients souffrant d'arthrose. Prochainement, nous connaîtrons les résultats d'une étude de phases I/IIa avec MOR106, un médicament contre les maladies de la peau développé en collaboration avec le groupe allemand MorphoSys. Fin juin, la trésorerie de Galapagos affichait un très confortable niveau de 1,26 milliard d'euros, ou 24,8 euros par action. Le groupe entend consommer entre 135 et 155 millions d'euros cette année. Après son recul en juin, nous avions émis un conseil d'achat sur le titre. Les résultats positifs concernant GLPG1690 ont depuis lors permis un rebond de cours de plus de 30 %. La valeur de l'entreprise est ainsi passée de 2 à 3,2 milliards d'euros. Nous abaissons dès lors notre conseil et attendons avec impatience les prochaines évolutions du programme de recherche sur la mucoviscidose. Conseil : conserver/attendre Risque : élevé Rating : 2C Paru sur initiedelabourse.be le 21 septembre Fin juin, la trésorerie du groupe s'élevait à 1,26 milliard d'euros.